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Hope : La critique

Date : 25 / 06 / 2020 à 07h45
Sources :

Unification France


Hope

  • Editeur : Declourt
  • Scénario : Guy Adams
  • Dessin : Jimmy Broxton
  • Série : Hope
  • Collection : Contrebande
  • Date de sortie : 27 mai 2020
  • Format : 20 x 26,2 cm
  • Nombre de pages : 80
  • ISBN : 978-2-413-02397-5
  • Prix : 12.50 €

Hope réussit à la perfection le mélange des genres que sont le polar noir et la magie. Cet amalgame parfaitement maîtrisé et superbement traité graphiquement par Jimmy Broxton méritait de sortir des pages de 2000 AD où il a vu le jour.

Dans un Los Angeles d’après guerre alternatif où la magie noire fait partie du paysage, Mallory Hope est un détective privé épuisé par les forces occultes auxquelles il fait appel et hanté par un sombre passé. Lorsqu’on lui confie une affaire de kidnapping, qui lui rappelle la disparition de sa propre fille, il est déterminé à aller jusqu’au bout.

Décryptage

Mallory Hope est un détective privé a Los Angeles qui va revivre le propre enlèvement de sa fille quand il lui sera confié l’enquête de la disparition d’un petit garçon et pas n’importe lequel puisque le disparu est une jeune star Hollywoodienne.

Dans un format atypique cartonné rigide de 26x20cm, Hope est un pur roman graphique en noir et blanc. L’action de Hope, véritable polar noir, se déroule dans une trame temporelle alternative où la magie règne silencieusement sur le monde. Hope nous offre une plongée maléfique dans le monde merveilleux d’Hollywood. Le héros, Mallory, détective privé clichés, mène une enquête classique aussi, qui n’avance guère, sur une disparition avec tous les poncifs du genre, avec en prime un bon coup de canif au système hollywoodien des acteurs (principalement des jeunes), du « star system », de la lassitude du public qui passe d’une idole à une autre et de tout ce qu’on est prêt à faire pour rester au sommet.

C’est un bien étrange mélange de genre que nous proposent Guy Adams et Jimmy Broxton avec ce récit qui se termine assez abruptement, mais le mélange des genres prend bien, la magie s’intègre parfaitement dans le récit très connoté années 40. Le dessin très sombre renforce incroyablement l’immersion et participe à l’atmosphère lourde et étrange, qui règne sur une histoire traversée par des personnages tourmentés quasi fantomatiques, certains étant même représentés à des moments sans les yeux pour renforcer ce sentiment. Une découverte intéressante pour les fans de polars noirs et de magie, les autres pourront tout aussi bien s’initier.


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