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Hunters : La review des trois premiers épisodes

Date : 21 / 02 / 2020 à 14h00
Sources :

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Hunters est une véritable claque à la hauteur des attentes que le traitement de son sujet laissait augurer. Dès la première scène, qui deviendra sans doute culte, vous allez être mis dans l’ambiance de cette affrontement jusqu’au-boutiste entre le Bien et le Mal. Dans le premier épisode, s’apparentant à un long-métrage de 1 h 30, nous suivons dans les années 70, Jonah, un adolescent un brin désoeuvré dont la grand-mère va être victime d’un crime crapuleux. Cela va l’amener à découvrir chez cette dernière toute une facette de vie qu’il ne soupçonnait pas et le faire croiser le chemin de Meyer Offerman un richissime ami de sa grand-mère. Pendant ce temps, un agent du FBI fait face à une série de meurtres mettant en cause des individus au passé trouble.

En terme de feeling, Hunters a quelque chose de très tarantinesque dans le sens où ce qu’il y a à l’écran navigue entre le très cool avec des punchlines biens senties, de la violence paroxystique et la création d’icônes instantanées. Lorsque l’équipe de chasseurs va apparaître à l’écran au grand complet pour la première fois, il est très probable que vous ayez des frissons d’enthousiasme. De même, les quelques scènes d’actions ou de meurtres (le plus souvent d’innocents) qui ponctuent l’intrigue sont toutes traversées par une tension qui nous plonge totalement au cœur d’événements qui nous dépassent.

À la tête d’un groupe de chasseurs de Nazis, Al Pacino est tout simplement impeccable et constitue la cerise sur le gâteau d’un casting hétéroclite (Logan Lerman (Percy Jackson), Josh Radnor (How I Met your Mother)...) et solide qui parvient parfaitement à renforcer notre immersion dans l’univers de la série. Si de nombreuses références à la pop culture (musique, comics...) viennent s’intégrer avec brio à l’intrigue, de jouissives saynètes reprenant des archétypes du cinéma d’exploitation parviennent à surligner les enjeux et à faire des protagonistes de véritables icônes.

Le parti-pris de Hunters est de faire des Nazis des méchants ne souffrant d’aucunes nuances et incarnant le Mal à l’état pur. Sournois et d’une cruauté sans limites, ce sont des adversaires de taille qui vont donner du fil à retordre à nos chasseurs. De nombreux flashbacks se déroulant dans les camps d’extermination nazis permettent d’ailleurs de voir leur degré d’inhumanité et de comprendre les motivations profondes du personnage joué par Al Pacino.

Tout un questionnement sur les raisons pouvant amener à exercer une justice punitive, même envers des monstres, est mis en place à travers le parcours initiatique de Jonah. De notre point de vue, Hunters réussit le difficile équilibre de se situer entre la série de genre avec l’ultraviolence qui en découle et le devoir mémoriel nécessaire pour aborder cette face si sombre de l’Histoire. Si vous pensez que rire et s’amuser de choses horribles est ce qui nous rend le plus humain, alors vous allez sans aucun doute passer un très bon moment devant la série.

Le deuxième et troisième épisode d’une heure ne font que confirmer la réussite formelle du pilote : les péripéties comme les révélations s’enchaînent, et les caractéristiques des protagonistes se dessinent de manière de plus en plus appuyées. Plongé dans un univers réaliste où le Mal a autant de chance que le Bien de l’emporter, le déroulé des événements en devient pour le téléspectateur complètement imprévisible, et ce pour son plus grand plaisir. Les chasseurs sont quant à eux suffisamment bien caractérisés pour qu’ait rapidement peur qu’il leur arrive quelque chose de funeste lors de leurs missions à haut risque.

Si vous aussi vous vous êtes sentis orphelins quand la série Utopia (dont un remake est d’ailleurs prévu pour Amazon ) s’est injustement arrêtée alors Hunters est pour vous : la mise en scène très graphique et l ’énorme complot qui se trame devrait vous fournir un plaisir irrépressible. Quant aux autres, si les morts violentes ne vous font pas peur, le traitement subversif d’un sujet aussi sensible devrait très rapidement vous conquérir. Si les sept autres épisodes qui composent cette première saison sont du même acabit que ces premiers épisodes, alors Hunters devrait rapidement se placer parmi les plus grandes réussites de l’histoire de la télévision.

ÉPISODE

- Episodes : 1.01- 1.02 - 1.03
- Titre  : Dans le ventre de la baleine - Le Kaddish des endeuillés - La prisonnière de la nuit
- Date de première diffusion : 21 février 2020 (Prime Video)
- Réalisateur : Alfonso Gomez-Rejon (1.01) - Wayne Yip (1.02) - Sarah Pia Anderson (1.03)
- Scénariste : David Weil (1.01- 1.02 - 1.03) - Nikki Toscano (1.03)

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