The Expanse : Review 6.02 Azure Dragon

Date : 17 / 12 / 2021 à 14h30
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Unification


Poursuivant The Expanse 06x01 Strange Dogs sans la moindre césure, si bien qu’il est toujours un peu difficile de distinguer les épisodes les uns des autres, The Expanse 06x02 Azure Dragon est effectivement consacré pour l’essentiel – comme son titre l’indique – à l’attaque par le Rocinante du vaisseau d’observation et de coordination des attaques furtives d’astéroïdes. Et comme le laissait deviner le précédent épisode, le convoi d’approvisionnement mandaté par l’UN ne se contentera pas de fournir aux protagonistes de l’équipement militaire de pointe pour l’opération, mais également un "mission specialist", à savoir un chef opérationnel, en la personne de Bobbie Draper… qui retrouve ainsi ses vieux compagnons de combat et d’infortune (mais en présence de qui le "bad ass" Amos semble presque s’effacer).

Cette mission délicate offre une nouvelle opportunité pour la série de faire la démonstration de sa maîtrise et de sa cohérence jusque dans les plus infimes détails micrométrés, tel un mécanisme d’horlogerie diégétique où chaque rouage s’emboîte à la perfection.

Logiquement, tant pour des questions de discrétion que de politique (en cas d’échec pour ne pas accentuer la démoralisation publique), la secrétaire générale de l’UN Chrisjen Avasarala ne voulait pas confier à l’armée régulière cette opération, mais à son arme secrète, l’équipage du Rocinante, mais cette fois sous le commandement de sa conseillère de pointe, Roberta.
Et une stratégie sérieuse voulait bien évidemment que l’Azure Dragon ne soit pas simplement détruit, mais capturé afin d’en récupérer toutes les données tactiques. L’opération de touché-coulé qu’espérait paresseusement Holden se transforme donc en opération commando de haute tenue, certes beaucoup plus dangereuse, mais au bénéfice potentiel à la hauteur des enjeux.
L’approche du vaisseau d’observation s’avérera bien plus difficile que les données tactiques fournies par l’UN ne le laissait présager, et le spectateur sera happé par une poursuite spatiale proprement estomaquante, étouffante comme les combats sous-marin mais avec une dynamique sans commune mesure, évoquant presque un corps à corps mécanique, avec caméra fixe façon GoPro comme aimait à le faire Battlestar Galactica 2003.
Équipée de sa combinaison-exosquelette martienne, Bobbie sera la seule à demeurer opérationnelle pendant que les autres membres d’équipage seront écrasés comme autant d’insectes contre les parois ou les planchers par la force d’inertie.
Lorsque le Roci réussira non sans mal à matcher la trajectoire et la vitesse de l’Azure à faible distance, Draper accomplira un saut spatial inter-vaisseaux assisté par ordinateur (via le HUD dans la visière de sa super-combinaison). Puis après avoir très violemment atterri sur la coque, elle déclenchera une bombe EMP (à impulsion électromagnétique) à proximité des réacteurs… désactivant aussi sec les moteurs (mais aussi sa propre combinaison de pointe, lui imposant un reboot complet).
La "bête fauve" étant ainsi temporairement domptée (ou plus exactement étourdie), l’ingénieure Naomi devait rejoindre la soldate Roberta… pour accéder à une trappe extérieure et désactiver durablement les réacteurs. Hélas, les profonds traumas de son expérience spatiale tragique sans combinaison dans The Expanse 05x07 Oyedeng ressortiront des tréfonds de sa psyché et paralyseront littéralement Nagata au pire moment (une opération plus que minutée, l’Azure Dragon étant susceptible de relancer ses propulseurs à tout moment).
Mais portée par une perpétuelle surérogation dans l’espoir de légitimer sa présence à bord, Clarissa comprendra la tragique situation et, sans un mot ni un reproche, elle sautera en lieu et place de Naomi, imputant pudiquement la défection de cette dernière à un problème technique. Déstabilisée et dépitée, Nagata regagnera la passerelle du Roci... et se résoudra à guider à distance Peaches pour désactiver les réacteurs.
Soudain, deux Belters en combinaison surgiront et tireront sur Bobbie. Avec ses mitraillettes intégrées, elle ripostera sans effort. Cependant, il s’agissait d’une diversion permettant à un troisième homme de lancer par derrière une roquette à laquelle même la combinaison martienne n’aurait pu résister. Mais ce dernier sera éliminé en une fraction de secondes par Clarissa… ayant alors activé ses cruels mods, mais avec pour effet de perdre connaissance et de s’étouffer dans son propre vomi. Elle sera alors rapatriée en urgence sur le Roci par Roberta...
Jim et Amos prendront la relève en posant des charges sur la coque de l’Azure Dragon afin de créer une brèche, et y entreront de force. Descendant le quatrième homme dans la passerelle qui tentait d’effacer toutes les données, ils mettront la main sur le jackpot de la guerre génocidaire, à savoir toute la cartographie des astéroïdes en cours de déploiement et à venir. Soit un brutal renversement des rapports de forces entre les Inners et les Belters de Marco Inaros... dans un affrontement stratégique digne du meilleur jeu de plateau.

Et celle qui était considérée comme une indésirable, celle qui cherchait désespérément sa place à bord du Roci depuis un an, celle qui était perçue comme une charge par Holden et une nuisance par Nagata… oui, cette "intouchable" aura sauvé la mission... et la vie de Bobbie ! Certes, ça ne lui vaudra pas même un remerciement de quiconque... mais seulement des reproches de la part du capitaine Jim quant au respect de la chaîne hiérarchique.
Seulement lesdits reproches constitueront un authentique acte d’adoubement, d’intégration et de baptême au sein de l’équipage… valant à Peaches des larmes de joie... mais sans une once de pathosThe Expanse oblige.

Tandis que dans le même temps, Naomi portera en silence la croix de sa propre mortification... dans une série qui assume pleinement sa continuité sans faille.
Les échanges homéopathiques entre Holden et Nagata seront bien plus intenses et "vrais" que les logorrhées de la concurrence. Soit la plus belle illustration de la suprématie émotionnelle de la sobriété et de l’économie de moyens sur les débauches glucidiques qui engloutissent la plupart des productions actuelles.

Depuis le vaisseau Zenobia (UNN ONE), Chrisjen Avasarala et son état-major militaire restreint monitoraient toute l’opération… à bonne distance et en secret. Mais portée par son flair journalistique inégalé, Monica Stuart sentait une tension particulière dans l’air…
Avec la réussite complète de la mission (l’Azure Dragon désormais sous le contrôle de Holden et ses précieuses bases de données en sa possession), la secrétaire générale dissimulera mal sa joie, au demeurant compréhensible après ce tunnel apocalyptique, sombrant de Charybde en Scylla et où chaque victoire se payait au prix de Pyrrhus.
Elle sollicitera alors auprès de Monica – bénéficiant d’une grande réputation de neutralité – un documentaire poignant dépassant l’actualité statistique usuelle pour rendre compte de la tragédie humaine endurée par la Terre, et ce dans le but de sensibiliser la frange la moins fanatisée des Belters aux crimes sans nom perpétrés par Inaros...
Ce long dialogue opposant l’opportunisme propagandiste du pouvoir politique à l’idéal d’indépendance du quatrième pouvoir constitue un authentique modèle d’écriture rhétorique et dialectique, flirtant avec quelques-uns des meilleurs moments de la série Babylon 5 ayant touché à de semblables problématiques entre les jeux de pouvoirs et les causes impérieuses...

Sur Cérès, Filip ne passera pas plus d’une nuit en prison pour avoir assassiné son ami Joan. Au grand dam de Nico Sanjrani – qui avait visiblement conservé des réflexes légalistes hérités de l’administration terrienne –, Marco utilisera son pouvoir absolu de despote pour faire échapper son fils à la justice, quitte à imposer une version officielle falsifiée : Joan se serait rebellé contre un officier supérieur et Filip aurait riposté en état de légitime défense. Ce dernier sera réintégré à l’équipage du Pella moyennant un simple sermon de son père… invoquant ses jeunes années aux côtés de son inséparable partenaire Cyn (tué involontairement par Naomi dans la cinquième saison) en un temps où nul ne venait leur sauver la mise en cas de faute grave.
Avec une velléité de repentance dostoïveskienne, Filip manifestera un étonnement et même une frustration devant la légèreté de la "punition", son père estimant que la honte de son fils devrait suffire. Le parcours dostoïveskien (i.e. la soif d’auto-châtiment expiatoire) de ce dernier restera malgré tout embryonnaire à ce stade : culpabilisation et tristesse solitaires, passages en revue de quelques souvenirs communs avec Joan (en vidéo ou en photos), désir de dédommager la famille du défunt (mais qui se heurtera à la version officielle permettant d’exonérer Filip de sa responsabilité), acceptation du lot de consolation symbolique proposé par Rosenfeld Guoliang (offrir à la famille endeuillée seulement un mois de combustible et de nouveaux filets miniers), et finalement enregistrement d’un panégyrique militaire élogieux sur Yoan (mais entrant virtuellement en contradiction avec sa responsabilisation officielle).
Dès lors, ce portait nuancé laisse Filip dans un état d’incertitude quantique, tel le chat de Schrödinger. Après les ellipses de The Expanse 06x01 Strange Dogs qui favorisaient les ruptures déstabilisantes, les petites touches du second épisode demeurent les attributs d’une évolution (ou involution) réaliste dans un timeframe continu (et non plus discret). Difficile encore de soupeser la portée et l’impact de ce "crime d’incontinence" sur le parcours de Filip. Le trépas de Yoan sera-t-il le déclic, la goutte de trop ? Avant l’inévitable basculement, cette corde raide narrative est encore tout en potentiel, aussi bien l’examen de conscience qui conduirait à la confrontation avec soi-même (et à un possible apprentissage de l’empathie) que la fuite en avant qui mènerait à davantage d’indifférence et de cruauté (avec une possible dérive psychopathe). Marco persiste à nourrir pour son fils les plus hautes ambitions narcissiques et projectives, tandis qu’icelui est peut-être appelé à devenir son Brutus… ou pas.

Toujours est-il que l’étau se resserre sur l’imperium du Bosmang des bosmangs. Désormais conscient que l’Azure Dragon est tombé entre les mains de l’UN (via une transmission radio interrompue par le raid du Rocinante), et que son entreprise de bombardement planétaire a désormais vécu (puisque brutalement frappée d’obsolescence), Inaros se drape dans les derniers feux de son hubris en prévision d’un affrontement final et frontal de sa Free Navy contre la flotte des Inners pour la reconquête de la "capitale" Cérès. Sa démesure le conduit encore peut-être à ambitionner de piéger ses ennemis, mais son ivresse possède déjà un parfum mortifère, telle une ordalie qui ne pourrait s’accomplir que par un autodafé...

Même dans une logique de guerre avec ses corollaires de sélection naturelle, il était permis de questionner dans l’épisode précédent la pertinence de débarquer du vaisseau Tynan la fidèle Michio contre son gré. Quand bien même elle manquerait de fiabilité en situation de combat (probablement en raison de sa difficulté à gérer son stress sur commande), ses qualités de récupératrice de seconde classe et de technicienne médicale d’urgence continuaient à en faire un atout utile pour équipage de Drummer, quitte à l’éloigner de la passerelle dans les moments les plus tendus. Mais l’abandonner sur une station des Belters, ou pire peut-être "acheter" sa place dans un équipage à la solde d’Inaros… n’était pas dépourvu de risques ou de contreproductivité.
Néanmoins The Expanse 06x02 Azure Dragon apporte un éclairage inattendu à ce qui pourrait être une façon clanique ou tribale de jeter les bases d’un contrepouvoir ou d’une résistance organisée parmi les Belters.
À la faveur de la "vente" de Michio au vieux pirate Liang Walker sur le vaisseau Inazami, Camina établit un dialogue surchargé de non-dits et de passifs avec le Rameau Doré dont une composante s’est ralliée à Marco soit par dépit soit par exaltation (entrainée par "l’esprit du moment"), tandis que l’autre a conservé son indépendance (se faisant du coup impitoyablement traquer et massacrer par la Free Navy).
Drummer invitera Walker à son bord, lui faisant visiter son mythique Tynan mis à prix par le terroriste. Drummer réveillera alors le vieil honneur corsaire des Belters, au nom de feu Klaes Ashford dont l’ombre indélébile hante encore toutes les mémoires, dans l’espoir de rallier autour d’elle les irréductibles du Rameau dorée. Elle apprendra par la même occasion qu’Inaros déploie dans toute la Ceinture d’astéroïdes des entrepôts remplis d’eau et de nourriture, des purificateurs et de générateurs…
Soit un autre grand moment d’écriture et d’interprétation, mais dont l’authenticité se décline cette fois à travers les silences, les regards, les hésitations, les maladresses, les connivences et finalement l’éloquence d’une altérité culturelle alien. Un prêche par l’exemplarité, où la dignité d’un regard vaut plus que n’importe quelle larme. Toute la noblesse des bandits d’honneurs dignes de l’univers de Leiji Matsumoto, et qui s’accompagne d’une madeleine de Proust fleurant les quatre premières saisons de The Expanse… au bon vieux temps révolu de Joe Miller, de Fred Johnson, d’Anderson Dawes et bien sûr de Klaes Ashford…

Au regard du peu d’épisodes à venir, nombreux étaient les spectateurs qui espéraient que la question de Marco Inaros serait réglée en deux coups de cuiller à pot, c’est-à-dire en une paire d’épisodes, étant donné que la cinquième saison avait possiblement fait le tour et épuisé l’intérêt intrinsèque de ce personnage déployé sur les deux rives du marionnettisme...
Manifestement, il faudra quelques épisodes supplémentaires...
Mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car contre celui qui a tout de même mis à genoux la Terre grâce au renfort et aux ressources du plus redoutable stratège de Mars (Duarte), une victoire trop rapide et trop aisée n’aurait guère été crédible, du moins sans recourir à des artificialités et des raccourcis que The Expanse a toujours refusés.
Et puis, force est de constater que cette sixième saison suit pour le moment assez scrupuleusement le sixième roman Babylon’s Ashes (sur lequel la cinquième saison avait déjà en partie mordu). Un parti pris de fidélité qui ne saurait être versé à la charge de l’épisode.

Toutefois, l’épisode s’accorde le temps d’écran de ne perdre aucunement de vue les problématiques science-fictionnelles haut perchées, telle une piqûre de rappel pour dissiper toute suspicion de renoncement...
Ainsi Holden montre cette fois à Draper l’enregistrement vidéo issu des "assessments" de la Free Navy où le vaisseau renégat Barkeith de la MCRN ne réussit pas son transit annulaire vers Ring #673 Planet 2 pour disparaître dans une "écume" rouge. Impressionnée, Bobbie s’engage à mener des investigations et à fournir davantage d’informations à Jim...
Et à nouveau, à l’instar du teaser de The Expanse 06x01 Strange Dogs, celui de The Expanse 06x02 Azure Dragon en prend la suite directe et conduit les spectateurs dans l’environnement si exotique de Laconia... où la petite Cara rapporte à ses parents humains un oisillon-soleil à l’agonie... qu’ils ne réussissent pas à sauver. Ces derniers supposent que leur fille à involontairement empoisonné ce volatile en lui donnant de la nourriture humaine, étant donné que les nutriments de la Terre et de Laconia sont mutuellement toxiques. Les adultes étant appelés contre leur gré à une réunion de crise (dont l’épisode suivant révélera probablement la teneur), Cara retourne dans la clairière pour aider les deux autres oisillons, bien vivants quant à eux, à regagner leur nid au moyen d’un drone. Mais ce dernier se brisera répétitivement. Et tandis qu’elle tentera d’enterrer pieusement l’oisillon dans la clairière d’où il provenait, l’étrange "chien" alien sans nez et à la tête plate volera le petit cadavre, probablement pour le dévorer... Sera-t-il empoisonné à son tour ? Un rappel de l’universalité des lois naturelles auquel n’échappe pas cet écosystème en apparence enchanteur…
Seul un cadre fugace est planté à ce stade. Mais ce début de sixième saison consolide ainsi son fil d’Ariane avec la "mission Duarte" sur cette exoplanète, tout en distillant une curieuse sensation de présage babylonien... Entre sneak peeks et annonciations, les clins d’œil aux quatre derniers ouvrages de Tyler Corey Franck & Daniel Abraham (Persepolis Rising, Tiamat’s Wrath, Leviathan Falls, et Memory’s Legion) se multiplient à un rythme alarmant...
Babylon’s Ashes ne serait-il finalement pas l’ultime tome adapté à l’écran ? Rien n’est impossible à ce stade. Et d’aucuns espèrent secrètement dans leur for intérieur un spin-off ou une septième saison...

Conclusion

Again, un vrai sans-faute de storytelling, et qui comme l’opus précédent réussit à capitaliser sur le slowburn de la cinquième saison pour accélérer le temps polynomial sans affecter le temps réel de la narration et donc sans hypothéquer sa viscéralité organique.

Mais est-ce un luxe que peut se permettre la sixième – et officiellement dernière – saison The Expanse ? C’est bien toute la question. Dans le doute : épochê !

En tout état de cause, The Expanse 06x02 Azure Dragon réussit le tour de forceoui car l’air de rien ! – de faire considérablement avancer l’intrigue, sur les plans tant stratégique que psychosociologique.
Transcendés par des interprétations toujours justes, en retenue et distanciées, les dialogues sont systématiquement économiques mais ciselés au cordeau, naturels mais profonds, très écrits mais sans trop donner l’impression de l’être (l’art étant de cacher l’art). Aucun babillage inutile, pas un microgramme de superflu, si bien que chaque parole pèse des tonnes. En en renfort (jamais en remplacement ni en remplissage), les (nombreuses) scènes d’actions sont spectaculaires, saisissantes, vertigineuses, mais toujours parfaitement réalistes et lisibles.
Et pourtant, pourtant, le rythme semble aussi lent et hypnotique que celui de la cinquième saison. C’est-à-dire sans jamais laisser transparaître la moindre précipitation...
Une audace (ou un culot) qui force le respect. Et un travail d’orfèvre qui force l’admiration. Exceptionnel en somme. La note maximale coule donc de source.

NOTE DE L’ÉPISODE

YR

ÉPISODE

- Episode : 6.02
- Titres : Azure Dragon
- Date de première diffusion : 17 décembre 2021 (Prime Video)
- Réalisateur : Jeff Woolnough
- Scénaristes : Daniel Abraham & Ty Franck

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