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La part du ghetto : La critique

Date : 25 / 10 / 2020 à 08h45
Sources :

Unification France


La part du ghetto

. Editeur : Declourt
. Scénario : Corbeyran
. Dessin : Yann Dégruel
. Coloriste : Yann Dégruel
. Date de sortie : 2 septembre 2020
. Format : 19 x 28.5 cm
. Nombre de pages : 136
. ISBN : 9791026822745
. Prix : 17.95 €

« 20 ans après, la banlieue n’est plus celle de La Haine ». En retranscrivant les témoignages de Elis, Farid, Karima, Ryan, Tino et d’autres, les auteurs en font un état des lieux actuel sans jamais surfer sur les clichés.

Lorsque la grand reporter Manon Quérouil-Bruneel et Malek Dehoune publient chez Fayard La Part du Ghetto, ils font un état des lieux factuel de la vie dans les cités. L’ouvrage est alors encensé par la critique. Eric Corbeyran et Yann Dégruel prennent le parti de l’adapter en BD mais du point de vue de ses habitants. Ils redonnent alors avec succès un visage à ces témoignages sincères.

Découvrez un extrait.

Décryptage

Il y a le clandestin voleur, le fils en prison pour trafic, l’escort chic, le Go Fast ambitieux, la jeune femme algérienne face aux traditions, Le petit voleur de cartes, le maquereau nouvelle génération, le très jeune caïd, et les différentes générations qui ne se comprennent pas... Tous y habitent et ils représentent tous 9 portraits de la banlieue, des cités... du ghetto (dont la définition dit très exactement : "Lieu où une minorité vit séparée du reste de la société").

N’ayant pas lu le roman, il m’est impossible de vous dire si la BD est aussi bonne que le roman de Manon Quérouil et Malek Dehoune dont elle s’inspire. Impossible de dire si la retranscription en BD est fidèle mais ce qui est certain c’est que les histoires sont poignante et marquantes. Même si à la base, ils ont tenté d’éviter cela, certains personnages sont toutefois clichés, mais ils sont avant tout représentatifs de cette banlieue, celle de l’autre côté du périphérique.

Ils sont tous différents, les 8 premiers portraits ont un point commun, celui d’appartenir à une génération de jeunes qui veut s’en sortir, sortir de la vie morte des banlieues. Et la seule solution pour survivre ou en sortir c’est grace à l’argent qui est le dénominateur commun. C’est souvent aussi celui qui fait passer par la case prison, mais le jeu en vaut la chandelle, même en prison on se développe et on apprend de nouvelles choses.

La BD traite donc avec justesse, de cette jeunesse, de la violence qui semble inévitable, qui se prolonges sur les réseaux sociaux, de la prison et de ses dérives, de corruption, d’islamisme radical, d’argent facile, de trafic de drogue, de prostitution, des nouvelles manière de gagner de l’argent... En bref, de toutes les tentatives de réussite sociale pour éviter la banlieue, quitter le ghetto, avec le risque ou l’envie de perdre son identité en chemin. Mais on y parle aussi des parents qui se font du soucis pour leur enfants malgré leur impuissance face aux dérives.

Une BD intéressante qui pose, présente les problèmes, des vies de ces garçons et filles des banlieues sans les juger juste en dressant des portraits.


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