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Fenice Les ombres du temps : La critique

Date : 24 / 01 / 2020 à 07h30
Sources :

Unification France


Fenice
Les ombres du temps

  • Scénario : Virginio Vona et Iah-hel
  • Dessin : Virginio Vona
  • Série : Fenice
  • Editeur : Bande Dessinée Alternative Fenice
  • Date de sortie : disponible
  • Nombre de pages : 72
  • ISBN : 978-2-9533662-8-0
  • Format cartonné : 24 x 32cm
  • Prix : 17.00 €
  • Tirage 4000 ex

Alger "la Blanche", avenir indéfini ; l’humanité sombre lentement vers l’intégrisme et le fanatisme... La Dogma Cubiste à décidé de prendre le pouvoir, mettant la ville à feu et à sang ! Fenice, qui erre dans la cité, devra faire face au coté le plus sombre de la nature humaine, afin de défendre son idéal de liberté et d’équité.

Angoulême Festival International de la bande dessinée du 30 janvier au 2 février 2020 : dédicaces et performance en live. Salon BD de Comminges (31) Haute-Garonne le 28/29 mars 2020.

Décryptage

Fenice, qui a repris la route, arrive maintenant à Alger, comme attiré par une évidence qui lui échappe. Mais Alger est la proie des fanatiques fondamentalistes qui font régner la terreur et il faudra à Fenice se plonger dans une ville rongée par l’intégrisme de la Dogman Cubiste, pour une fois de plus s’ériger en sauveur.

Découvrez les nouvelles aventures de Fenice, découvert en 2012 dans les pages d’Unif. A l’époque le héros Cyberpunk se découvrait dans un format plus petit dans une couverture souple et beaucoup moins coloré (voir à 98% monochrome même). Le voici maintenant dans un format cartonné rigide plus conventionnel qui donne plus d’espace aux cases et plus de places aux dessins qui de leur côté n’ont rien de conventionnel. Contrairement à un premier tome quasi noir et blanc, le crayonné nerveux de Virginio Vona se pare maintenant de couleurs, des planches pourtant dépouillées mais très nerveuses illustrent à merveille cet univers décalé.

Comme dans les tomes précédents, Fenice évolue dans un monde onirique et fantastique, mais finalement tellement ancré dans le réel, où le voyage se fait comme un trip sous acide. Là encore, après Rome, le héros se rend à Alger où la terreur et l’insécurité règnent, et où le peuple est opprimé par des extrémistes fondamentalistes. Le héros, à travers la prise de drogue (ici des grains de café qui lui assurent son immortalité) est principalement dans l’introspection, s’interrogeant sans arrêt sur le but de son existence et sur le libre arbitre. Dès les premières images, le lecteur est confronté à l’obscurantisme des religieux qui déjà à une certaine époque reculée ne connaît aucune tolérance. La violence est bien évidemment le thème central des BD de notre héros. Cette même violence gratuite et inutile que l’on retrouve dans l’endoctrinement fanatiques, des attentats conte la population ou même la police.

Mais c’est principalement au niveau visuel que se démarque Fenice et que la BD prend toute sa dimension et la sublime couverture en est l’exemple parfait. Des planches pourtant dépouillées mais très nerveuses, tout comme le crayonné qui donne vie aux personnages. L’énergie est palpable à chaque pages qui regorgent de violence. Le recours à la couleur est ici plus important que dans les tomes précédents et se pose ici comme une évidence.

Comme pour les tomes précédents la violence prédomine dans un monde où même la police est la cible des attaques pour la museler. Brulot politique et humaniste, philosophe, poète et aimant ses semblable, Fenice dénonce les exactions des extrémistes en Algérie dans un Alger futuriste mais tout de même très contemporain. Le récit, sombre et glauque et parfois onirique (les trips de Fenice) reste une B D à part qui pousse à s’inquiéter et s’interroger sur la nature humaine et son devenir. A la Eric Draven (de The Crow) auquel le personnage emprunte beaucoup, le héros est toujours en introspection, en se posant des questions sur ce qui l’entoure.

Fenice ne s’apparente à rien de convenu et de fait étant cet ovni de la BD de science-fiction, Fenice en devient attachant lorsqu’il s’interroge sur la destinée de la nature humaine, le personnage et ses interrogations insufflent une certaine poésie à l’ensemble. La BD soulève aussi toutes sortes d’interrogations sur la vie et la mort, sur la loyauté, le destin, le libre arbitre, la liberté, la drogue, la violence, l’intolérance, la légitimité de la violence... Et plein d’autres sujet pour réfléchir à notre condition humaine. Intéressant, étonnant, froid, direct mais ne laissera pas indifférent.


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