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Toy Story 4 : La rencontre avec les voix françaises

Date : 25 / 06 / 2019 à 12h00
Sources :

Unification


Dans le cadre de la promotion du film Toy Story 4, Jamel Debbouze, Franck Gastambide, Audrey Fleurot, Pierre Niney et le chanteur Charlélie Couture, les voix françaises des personnages, sont venus faire une conférence de presse.

Voici la retranscription des échanges qui ont eu lieu. Vous pouvez aussi en visualiser la vidéo en fin d’article.
Vous pouvez de plus visionner la vidéo de la présentation du film par les voix Jamel Debbouze, Franck Gastambide, Audrey Fleurot, Pierre Niney et le chanteur Charlélie Couture lors de son avant-première.

Est-ce que vous vous souvenez de la première fois où vous avez vu Toy Story 1 ?

Audrey Fleurot : Moi, je m’en souviens très bien : place Clichy, Weber avec mes copains et après, on a été se faire un McDo et c’était une journée absolument parfaite. Je m’en souviens très bien, car c’était un choc. On n’avait jamais vu cela. Visuellement, maintenant on est très habitué. À l’époque, on n’avait pas l’habitude de ce rendu de réalisme, et puis de cet humour.

Pierre Niney : Je ne m’en rappelle pas aussi bien, car j’avais six ans. Mais Buzz l’éclair a été mon jouet préféré pendant 10 ans, donc Toy Story a marqué ma vie et a révolutionné ma façon de voir ce que pouvait être un scénario et un film destiné aux enfants. Mais avec 12 niveaux de lecture dont je profite encore aujourd’hui. J’en discutais avec Audrey tout à l’heure en me disant : « Ah oui ! C’est vrai ! Dans cette scène, il y avait ça aussi ! » Et mon personnage, il se pose de vraies questions existentielles, parce que c’est une fourchette et que c’est aussi un jouet.

Franck Gastambide : Mon premier souvenir, c’était il y a 25 ans. J’écoute radio Nova et il y a une chronique qui est l’ancêtre du cinéma de Jamel, et c’est, je crois, la première chronique de Jamel sur radio Nova. C’était Toy Story et ça m’a donné envie de voir le film.

Jamel Debbouze : J’ai trouvé mon premier emploi grâce à cette chronique de Toy Story sur radio Nova. C’était la première fois que j’allais au cinéma gratuitement, payé par la production. Et c’est cette même chronique qui m’a permis de rentrer dans cette radio et qui m’a permis après d’aller faire cette même chronique sur Canal+. Donc je dois beaucoup à Toy Story.

Alors vous, Charléty, vous êtes le seul à être déjà ami avec Monsieur Patate, Rex le dinosaure et le reste de la bande, puisque vous aviez adapté en 1995 les trois chansons écrites par l’immense Randy Newman pour Toy Story. Souvenez-vous de la première fois vous avez vu le film ?

Charlélie Couture : Je l’ai vu dans une salle avec ma fille. J’étais dedans, je vibrais. C’était plus dans l’idée que j’étais dans quelque chose de nouveau, qu’il s’agissait d’une nouvelle esthétique, une manière de raconter les histoires différemment avec cette image digitale. C’est pour ça que j’avais accepté de le faire.

C’était la première fois que vous travailliez sur un long métrage d’animation ?

Charlélie Couture : En fait, c’est le fait qu’il s’agissait de chansons de Randy Newman dont j’apprécié la musique, le fait qu’il s’agissait d’un premier dessin animé digital qui m’a attiré. Avant cela, il y avait déjà eu Tron qui était plutôt une prémice et qui n’avait pas très bien marché. Donc, quand il y a eu Toy Story, on ne savait pas si ça allait devenir quelque chose. Il y avait pas mal de questions dans l’air. En même temps, tout le monde se plaisait à constater que ça ressemblait à quelque chose de bien.

Audrey, éclairez-nous sur votre lampe ?

Audrey Fleurot : Moi, je joue Bo, qui est un personnage qui a disparu dans le troisième épisode, mais dont on se souvient tous puisque c’était l’amoureuse de Woody. Elle avait un statut un peu particulier, car ce n’était pas un jouet, c’était une lampe, donc en gros une potiche avec un physique très lisse. Elle est brillante, nickel, avec ses trois petits moutons et je suis ravie de la voir transformée en un personnage un peu de rock ’n’ roll, très indépendante qui a décidé de ne plus appartenir à un seul enfant, mais de partir sur les routes.

Et au fur et à mesure de ses pérégrinations, elle récupére des jouets perdus et ensemble ils se mettent à disposition des enfants en se jetant dans les bacs à sable. Je trouve cette métaphore assez jolie, comme quoi, il ne faut pas toujours s’arrêter aux apparences avec ce personnage qui a l’air très potiche, mais, en fait, est très déterminé. C’est une sorte de mercenaire du jeu. Et puis elle est super physique, elle fait des cascades. C’est presque la plus forte et ils ont osé changer le duo Woody-Buzz pour en faire un duo masculin-féminin.

C’est un personnage fort, assez déterminé, assez courageux.

Pierre Niney : En fait, quand on m’a appelé pour me dire que c’était pour jouer une fourchette, on m’avait dit en plus « Il y a un rôle de fourchette et on a tous pensé que c’était tellement toi ! », je l’ai hyper mal pris. Quand on m’a dit que c’était dans Toy Story, j’ai dit « Ah oui, mais direct oui. Même si c’est un paillasson dans Toy Story, je suis chaud pour le faire. » C’est trop une immense référence pour moi, qui m’a accompagné toute ma vie. Et dans ce personnage de fourchette, ce que j’ai adoré tout de suite, c’est que c’est juste parce qu’un enfant l’a décidé, et bien, qu’elle prend vie. Juste parce qu’un enfant le veut, cela devient un jouet.

Et juste parce qu’un enfant le désire, cela sort d’une poubelle et cela devient vivant. Et il a une vraie utilité dans la vie de cette petite fille. Après, il y a un dilemme chez cette fourchette entre ne pas accepter ce qu’elle est maintenant et le fait qu’elle a l’impression de mériter d’être à la poubelle. Et les personnages disent : « Mais non ! Il y a autre chose en toi ! Les autres voient autre chose en toi. Tu peux être autre chose si tu veux. » Il y a tous ces niveaux de lecture que j’ai adoré. Je le savais. Je n’avais rien vu. On m’avait dit que c’était une fourchette, mais je savais qu’avec Pixar, ça allait être génial !

C’est assez proche de la réalité de se retrouver à offrir un jouet de 200 € à un enfant et qu’il joue pendant 4 jours avec le carton. C’est arrivé à tout le monde, et je pense que cela raconte aussi cela. C’est ce que l’enfant choisi. Il n’y a pas mieux comme réalisateur de jouet qu’un enfant.

Franck, vous êtes un prix à gagner à la fête foraine. Racontez-nous votre personnage ?

Franck Gastambide : J’associe mon partenaire de jeu, car nous sommes accrochés par la patte. Donc nous sommes tous les deux des jouets à gagner dans une fête foraine.

Jamel Debbouze : Mais moi, tous les clients veulent repartir avec moi. Et franchement, quand ils se rendent compte qu’il y a un lapin avec, ils changent tout le temps d’avis.

Est-ce que vous vous êtes posé la question sur d’où ils viennent, qui ils sont, qu’est-ce qu’ils ont dans la tête, ces 2 jouets qui sont accrochés ? Personne ne les gagne. Ils sont là depuis très longtemps et n’ont eu aucune interaction avec un enfant et d’autres jouets.

Jamel Debbouze : Ce n’est pas un rôle de composition pour nous. On a un peu vécu cela d’une certaine manière. On a tapé des pieds et des mains pour essayer d’exister comme eux. On a tout fait pour sortir de cette fête foraine. Comme eux d’une certaine manière. Je voudrais juste revenir sur l’impact que Toy Story a eu sur moi la première fois.

J’ai pu faire cette production radio Nova et avoir ce job. Mais au-delà de ça, ça m’a frappé. J’ai trouvé extraordinaire de faire parler ces jouets. Parce qu’on s’est tous demandé ce que font nos jouets quand on n’est pas là. J’avais un jouet téléphone et quand je suis rentré à la maison, j’ai regardé le téléphone et je lui ai dit, « Je suis sûr que tu parles quand je ne suis pas là ! » J’ai aussi essayé de le prendre en flagrant délit une fois ou deux, en ouvrant la porte violemment. Ça m’a frappé, parce que ça fait appel à l’imaginaire tout de suite. On rentre chez soi différemment après avoir vu ce film, je trouve.

Comment vous avez travaillé sur l’adaptation des deux nouvelles chansons écrites par Randy Newman. Comment ça s’est fait ?

Charlélie Couture : Ça c’est fait d’abord que j’étais content qu’on pense à moi. Et ça valait le coup de se replonger dans ce monde, qui est un monde effectivement d’enfance, mais un monde assez adulte en fait. Je trouve qu’entre le premier Toy Story et celui-là, c’est comme s’ils jouent leurs rôles, mais avec une psychologie qui est moins naïve que dans celle du premier film. Dans le premier Toy Story, il y avait un côté de l’enfance qui rêve toujours que les jouets se mettent à être vivant. Et là, il y avait une psychologie autrement plus travaillée.

Même pour la traduction et l’adaptation des chansons de Randy Newman, ce n’est pas seulement le fait de faire du mot-à-mot, mais de trouver des mots que je peux porter, que je peux dire. Même si au départ, la production pensait qu’il faudrait trois jours pour les enregistrer, en fait, à l’arrivée, une fois que c’était avec les mots que je connaissais, ça s’est fait très vite, avec beaucoup de naturel. Et même la chanson que j’ai réinterprété d’origine, je redoutais de repartir dans les mêmes bases, et puis à l’arrivée, ça s’est fait avec naturel. Moi, je fais cela pour m’amuser.

Audrey, c’est la première fois que vous doublez un personnage de film d’animation. Pierre, vous avez déjà travaillé sur un film d’animation. Vous faisiez la peur dans le film Vice-versa. Jamel vous étiez dans Royal Corgi et dans Docteur Dolittle aussi, où vous jouiez un hamster. Audrey vous aviez aussi fait du doublage sur Mission Impossible 3. Est-ce que cela change beaucoup de faire du doublage sur un film d’animation ?

Audrey Fleurot : Oui, car le jeu n’est pas le même. J’ai fait aussi Scarlett Johansson dans Her, où elle est la voix d’un ordinateur. Là, il y a une donnée supplémentaire, c’est que c’est un jeu plus expressif, BDesque. Ce que je ne savais pas, c’est que le studio travaille avec les acteurs au départ. Et ensuite, ils calquent l’animation sur la position des acteurs. Et nous, on arrive après. C’est-à-dire qu’il faut interpréter ce que l’acteur américain a fait, en français qui est deux fois plus long que l’anglais alors qu’il faut quand même coller aux lèvres du personnage. Et en français, tout est plus long, donc il faut parler beaucoup plus vite. Il y a aussi ce problème d’accent tonique, car en français, on n’en a pas, Alors qu’en anglais il y en a énormément.

Et quand on a un personnage qui a la bouche grande ouverte et qu’en français ça ne correspond à rien, il faut trouver une solution pour qu’il y ait un « ou » un « a » qui sorte. Donc il y a une partie qui est super technique à laquelle je ne m’attendais pas. Et il avoir une voix hyper ludique. C’est-à-dire qu’il faut que la partie technique soit suffisamment bien intégrée pour avoir l’espace de s’amuser, d’y mettre un peu de soi. Mais ce en quoi c’est différent, c’est qu’on est sur un code de jeu qui est plus expressif. On peut s’autoriser beaucoup de choses différentes de d’habitude.

Est-ce qu’on est plus expressif quand on double un film d’animation, on fait de plus grands gestes ? Est-ce que vous l’avez fait séparément ou ensemble ?

Franck Gastambide : Et bien, je crois que c’est Jamel qui a insisté pour qu’on soit ensemble. Il m’a beaucoup flatté, et m’a beaucoup impressionné au début. Ce n’est pas anodin de se retrouver en studio avec Jamel. Parce que c’est un phénomène. Il a plein de propositions, il est forcément plus drôle. Et toi, tu essayes d’exister là-dedans.

Jamel Debbouze : Faux !

Franck Gastambide : Non mais c’est vrai que moi, j’avais une double consécration. Pour moi Toy Story, c’était un truc que je n’osais pas rêver, et en plus pouvoir travailler avec Jamel... J’ai grandi avec Toy Story, mais j’ai aussi grandi avec Jamel, donc j’ai mis un petit peu de temps à le désacraliser. Parce qu’il a une longue carrière, c’est pour cela que je dis ça. Et puis je crois que parce que les personnages se tiennent par la main, c’était important en terme d’énergie qu’on soit ensemble. Et puis cela a donné un truc très cool.

La version française est une version totalement unique. Parce que Jamel a tendance à se réapproprier le personnage et un petit peu le texte. Et même si, évidemment, c’est très très cadré, quand l’équipe du studio est morte de rire aux propositions de Jamel, Disney considère un petit peu ce qui est proposé.

Jamel Debbouze : L’intérêt d’être tous les deux ensemble, c’était le rythme. Et l’intelligence de l’équipe de studio, c’est d’aller chercher les acteurs qu’ils veulent et de savoir pourquoi ils font appel à nous. Et faire appel à nous, c’est aussi nous laisser être plus proche de nous-mêmes. C’est notre propre musique qui est aussi intéressante pour ce genre de personnage. On peut appeler ça de la petite Kaïra. Et quand ils viennent nous chercher, c’est un peu ça qu’ils recherchent, cette vivacité, cette filouterie. On n’a eu aucun mal à le trouver, d’autant qu’on nous laisse la liberté d’aller chercher ce qui nous surprendrait et ce qui surprendrai aussi le public.

Pierre, quelle est la principale difficulté de doubler un personnage d’animation ?

Pierre Niney : Je dirais que la première chose, c’est d’être un peu seul en studio. Mine de rien, c’est toujours un peu une difficulté, car on est des acteurs et on aime jouer les uns avec les autres et réagir les uns aux autres. Donc c’est un luxe que Franck et Jamel aient pu le faire ensemble. Moi, j’ai eu la chance d’arriver un peu vers la fin du processus, donc du coup, j’avais vos voix. J’avais aussi la voix d’Angèle. Du coup j’avais quand même des voix qui me permettaient de mieux répondre. C’est parfois le côté un peu dans le vide qui fait un peu peur.

Donc moi, c’est un exercice que j’apprécie. Mais je n’en suis pas plus dingue que cela. Car se retrouver tout seul en studio à Saint-Denis à 8 heures du matin, ce n’est pas pour cela que j’ai fait ce métier. Mais quand c’est des films aussi forts que cela, tu ne peux pas refuser. Tu accepterais beaucoup plus de tortures pour te retrouver dans un film comme Toy Story et être dans l’aventure. Là c’était trop extraordinaire pour moi !

Comment est-ce que vous traitiez vos jouets quand vous étiez enfant ? Et comment est-ce que vous les traitez maintenant ?

Pierre Niney : Moi, ça m’a beaucoup touché cette histoire imaginaire dans le film de pouvoir se dire que n’importe quoi peut être un jouet. Car ma mère était professeur d’arts plastiques. Donc moi, je faisais beaucoup de trucs en terre, avec mes sœurs aussi, on faisait des trucs à la maison en papier craft etc. Donc cela m’a beaucoup parlé. Aujourd’hui, les jouets, on les aime encore un peu. Tout à l’heure, on était tous en train de réclamer la peluche de notre personnage préféré !

Jamel Debbouze : Il y a un truc très particulier et très jouissif à fabriquer son propre jouet. C’est vrai que fabriquer son jouet, c’est plus intéressant que de se retrouver avec un objet avec lequel plein de gamins jouent, parce qu’on se l’approprie et qu’on a une relation particulière avec lui. Moi, quand j’étais enfant, je m’en fabriquais pleins.

Quel est votre personnage préféré du film sans que cela soit vous ?

Pierre Niney : Moi, j’adore le cascadeur canadien.

Jamel Debbouze : Kaboom, il est super !

Toy Story 4 est un très bon film d’animation qui réussit à renouveler la licence, à faire plaisir aux fans, à faire rire les spectateurs et a une tonalité plus adulte qui rend son sujet très intéressant. Vous pouvez en retrouver la critique ICI.

- SITE OFFICIEL

VIDÉOS

Rencontre avec les voix françaises Jamel Debbouze, Franck Gastambide, Audrey Fleurot, Pierre Niney et le chanteur Charlélie Couture :


Présentation du film par les voix françaises Jamel Debbouze, Franck Gastambide, Audrey Fleurot, Pierre Niney et le chanteur Charlélie Couture :


Bande annonce :


GALERIE PHOTOS

Toy Story 4 : Conférence de presse voix françaises



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