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Disperata : La critique

Date : 20 / 04 / 2019 à 11h00
Sources :

Unification


Disperata est une bonne comédie sociale italienne revenant sur la tranche de vie d’un petit village au nom un peu déprimant de "Désespoir".

Dans une petite bourgade italienne, un homme se retrouve en prison et va découvrir la poésie grâce au maire de son village qui assure bénévolement des cours de littérature. Il va alors essayer de convaincre son frère d’abandonner le petit banditisme.

Le film d’Edoardo Winspeare, dont il co-signe le scénario avec Alessandro Valenti, est centré sur une charmante bourgade et ses habitants hauts en couleur. Le bar central est un lieu récurrent du récit et on prend plaisir à suivre certains des personnages qui progressivement deviennent attachants.

La réalisation est agréable et permet de présenter des scènes vives et colorées, comme les affrontements entre pro-bétonnage et pro-nature lors des sessions du conseil de ville. Car deux des éléments centraux de l’œuvre portent sur la préservation de la côte du village et sur la notion de vivre en bonne entente avec la nature.

L’une des très bonnes idées du scénario est de jouer sur l’impact du pape sur l’un des protagonistes souhaitant continuer de vivre de rapines. Elle est vraiment fort bien menée. L’effet boule de neige des aventures des deux frères est étonnante et permet d’aborder la famille, le travail, la dignité et l’entraide entre villageois.

On sourit beaucoup, et on rit parfois, des comportements des uns et des autres. Il ne faut d’ailleurs pas partir avant la fin du générique pour ne pas rater une scène finale truculente.

Les comédiens sont tous très bons. Claudio Giangreco est excellent en repenti poète. Gustavo Caputo fait un maire sympathique et touchant. Antonio Pennarella est très drôle en homme excité et beau parleur. Et Celeste Casciaro campe avec aisance une femme de tête.

Disperata est une comédie italienne grinçante, mais pas méchante. En présentant une galerie de personnages attachants, un récit prenant et amusant et une vraie ode à la famille et la nature, on s’amuse bien devant un long métrage qui fait passer un bon moment de divertissement.

Sympathique et latin.

IA

Disperata porte le nom d’une petite ville côtière d’Italie où se déroule le film. Un nom délicieusement ironique, car il signifie à la fois " désespéré " et « je crois Dieu » en latin, comme nous l’apprend le personnage le plus érudit du film.

À l’image de l’escargot filmé en gros plan lors d’une des premières scènes du film, les choses se passent lentement dans la ville... D’autant plus que ni le temps ensoleillé, ni les somptueux paysages environnants ne pousseront les habitants à sortir d’une certaine torpeur, formidablement illustrée par des plans fixes sur les habitants attablés à la terrasse d’un bar. On pourrait croire que Disperata est un film ennuyant, or il n’en est rien : c’est un film simple, mais prenant et surtout bouleversant d’humanité.

Cette humanité, le film la doit à deux frères, deux malfrats minables qui à la suite d’un braquage raté vont voir leur vie profondément se modifier en profondeur. Comme la majorité des habitants de ce village, ce n’est pas des lumières, mais en bien comme en mal, ils sont remplis de bonne volonté. Le maire de la ville, un homme mélancolique, féru de littérature, va croiser leur route et qui grâce à sa capacité à se mettre à leur hauteur pour les comprendre, va les mener vers le chemin de la rédemption.

Le film regorge de personnages attachants, qui donnent à l’ensemble une tonalité truculente et pleine de vie. Entre le jeune puceau pas très dégourdi qui n’ose pas déclarer sa flamme à celle qu’il aime et les membres du Conseil municipal passant leur temps à invectiver les décisions du maire, on rit souvent des situations qui nous sont montrées. Enfin, on est ému de voir la plupart de ces personnages évoluer devant nos yeux pour devenir de meilleures personnes.

Disperata fait partie de ces films qui vous laisse un beau sourire sur le visage et ce qu’il faut d’émotions prégnantes pour que vous sortiez ravis de la salle de ciné. Ce voyage aussi vivifiant qu’inspiré dans une Italie fraternelle et solidaire ne se refuse pas et gagne sans aucun doute à être connu !

AN

SYNOPSIS

À Disperata, un village abandonné au fin fond des Pouilles dans le sud de l’Italie et dont le nom est déjà un triste présage, le maire, au tempérament mélancolique, ne se sent pas à la hauteur de son rôle. Il doit faire face à l’opposition pugnace d’affairistes qui voudraient bétonner le front de mer.
Seule sa passion pour la poésie et la littérature lui apporte du réconfort jusqu’à sa rencontre avec deux frères, minables malfrats, joyeux malandrins, qui à leur manière aideront le maire à se ressaisir.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

- Durée du film : 1 h 50
- Titre original : La Vita in Comune
- Date de sortie : 24/04/2019
- Réalisateur : Edoardo Winspeare
- Scénariste : Edoardo Winspeare, Alessandro Valenti
- Interprètes : Gustavo Caputo, Antonio Carluccio, Claudio Giangreco, Celeste Casciaro, Antonio Pennarella, Ippolito Chiariello
- Photographie : Giorgio Giannoccaro
- Montage : Andrea Facchini
- Musique : Mirko Lodedo
- Costumes : Ilenia Miggiano
- Décors : Sabrina Balestra
- Producteur : Edoardo Winspeare, Gustavo Caputo, Alessandro Contessa pour Rai Cinema
- Distributeur : Les Films du Camelia

LIENS

- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ
- IMDB

PORTFOLIO

Disperata



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