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Archangel : La critique

Date : 19 / 02 / 2019 à 08h00
Sources :

Unification France


Archangel

  • Scénario : William Gibson & Michael St. John Smith
  • Dessin : Alejandro Barrionuevo & Butch Guice
  • Couleurs : Diego Rodriguez
  • Editeur : Glénat Comics
  • Collection : Comics
  • Genres : Science-fiction
  • Date de sortie : 4 avril 2018
  • Nombre de pages : 160
  • ISBN : 9782344026410
  • Format : 185 x 283 mm
  • Prix : 19.95 €

Lire un extrait

Le futur de l’humanité se joue dans son passé

2016. Suite aux mauvaises décisions de ses dirigeants, la planète entière est devenue un enfer radioactif. Le dernier espoir de l’humanité a un nom : le Splitter, une colossale machine à remonter le temps conçue pour changer le cours de l’histoire. À moins que les paradoxes temporels qu’elle risque de produire n’aboutissent à un désastre plus terrible encore... Alors qu’une lutte de pouvoir s’immisce pour le contrôle du Splitter dans le présent, en 1945, l’agent du renseignement de la Royal Air Force Naomi Givens enquête sur des faits troublants et leurs répercussions sur sa réalité...

Découvrez le premier comics de William Gibson, auteur culte de science-fiction, dessiné par le grand Butch Guice ! Entre uchronie apocalyptique et thriller militaire, Archangel nous propulse dans un voyage aux multiples temporalités et nous fait retrouver les thématiques littéraires chères à l’auteur du Neuromancien.

Décryptage

C’est un saut de 71 ans en arrière dans le temps que viennent d’effectuer 5 hommes pour tenter de sauver le monde pris sous les radiations en changeant le passé et donc l’histoire. C’est dans les sous-sols de Snake Mountain dans le Montana, que se trouve cette machine à voyager dans le temps, le Splitter, instrument de pouvoir, qui va devenir forcément très convoitée. Les apparences sont trompeuses, les actes de certains pourraient être désastreux pour d’autres et les conséquences pourraient être encore pire pour l’humanité. La résistance veille.

C’est un judicieux mélange de voyage dans le temps qui nous est proposé dans cette BD, mélange de science-fiction et de thriller militaire dystopique qui nous plonge en 1945 dans une réalité parallèle. Et comme tous les récits de voyage dans le temps se pose la question des conséquences des actes des voyageurs du passé, sur le futur. C’est une véritable course contre la montre qui s’enclenche entre les protagonistes, entre ceux venu altérer la course du temps et ceux venus les en empêcher. Gibson et ses comparses nous proposent une réalité uchronique bien pensée avec des alliances qui se font et se défont des alliés, anciens amants, forcés de travailler à nouveau ensemble, ce qui rajoute un peu à la tragédie de l’histoire.

Mais Archangel est une histoire complexe. L’action se déroule à la fois en 2016 dans un présent apocalyptique et en 1945, au sortir d’une guerre mondiale, un passé dystopique d’une réalité alternative à modifier pour se recadrer à la nôtre. On n’en attendait pas moins d’un scénario de quelqu’un comme William Gibson, mais cette complexité rend le récit dur à appréhender et encore plus dur à comprendre de premier abord. Qui travaille avec qui, qui est dans le camp des bons, qui est dans le camps des méchants. Ce n’est définitivement pas une histoire qui se lit à la va-vite

C’est au final un titre, non pas décevant ni mauvais, mais un peu trop complexe dans sa mise en place et dans le monde qu’il décrit, qui aurait mérité qu’on s’y attarde un peu plus et qu’il soit développé un peu plus sur la longueur pour donner plus d’ampleurs aux personnages et aux thèmes traités comme forcément l’écologie mais aussi le pouvoir, l’altération du cours du temps... Peut-être que l’on attendait beaucoup trop d’une BD écrite par William Gibson, papa du Cyberpunk avec son titre Neuromancien publié en 1984. Peut-être que le projet aurait du être plus ambitieux... Pourtant l’histoire est haletante, bien menée avec ce qu’il faut de science-fiction, d’espions, de révélations et d’action. Elle avait donc tout pour plaire mais il manquera quelque chose… Peut-être aussi la faute à un dessin minimaliste qui pourrait aussi être un obstacle à la compréhension.


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