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PIFFF 2018 : Le Weekend

Date : 12 / 12 / 2018 à 08h30
Sources :

Unification


Le weekend est l’évènement le plus chargé du PIFFF avec 9 longs métrages projetés et 2 sessions de courts métrages en compétition.

C’est le très bon Freaks qui a raflé tous les prix, alors que tous les courts métrages étaient très bons.

Avec une séance à minuit et deux programmées à 11h00, le temps a passé très vite devant le très bel écran du Max Linder Panorama permettant d’apprécier au mieux les œuvres diffusées.

Courts métrages, monstres, enfants, Black Metal norvégien, marionnettes, baston, veuve noire, fétichisme, jeunesse et merchandising sont les mots clé de ce weekend.

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SAMEDI - 11h00 : COMPÉTITION DES COURTS MÉTRAGE FRANÇAIS

La sélection de la compétition courts-métrages français était assurée par R-One Chaffiot. Cette dernière était vraiment d’une très bonne qualité avec 5 courts métrages divers et de haute volée. C’était un véritable plaisir que de découvrir ces films.

Belle à Croquer de Axel Courtière / France, 2017, 15 minutes

Oscar Mongoût, cannibale gourmet, brûle d’amour pour sa voisine d’immeuble, la très végétale Mlle Carotte. Cette passion semble vouée à l’échec : elle est végétarienne tandis qu’il souffre d’une phobie totale des légumes. Tout bascule le soir où elle l’invite à dîner.

Avis : Un excellent court coloré et visuellement très travaillé, avec une magnifique mise en scène porté par deux excellents acteurs. Cette rencontre entre un cannibale et une végétarienne est vraiment très drôle.
Le film a eu L’Œil d’Or du meilleur court métrage français et le Prix spécial Ciné+ Frisson du meilleur court métrage.

Déguste de Stéphane Baz / France, 2018, 5 minutes

Une journée au sommet de la chaîne alimentaire, au plus proche de la matière. Une journée dans le fracas culinaire.

Avis : Un très bon court expérimental montrant l’art de la cuisine d’une façon saisissante. Fascinant et remarquablement fait !
Le film a eu le Prix du jury du meilleur court métrage français.

Graines de Hervé Freiburger / France, 2018, 7 minutes

Tout semble naturel dans ce tableau d’une vieille ferme entourée par des champs verdoyants. Tout semble calme, pourtant, au milieu du maïs, une menace terrifiante se terre. Une menace qui ne fait qu’un avec la végétation et attend patiemment pour attaquer.

Avis : Un très bon court horrifique sans parole, mais très convaincant, extrêmement efficace et bien mis en scène.

Les Appelé de Matthias Couquet / France, 2018, 30 minutes

Paris, Printemps 1920. Alphonse Maindron, vétéran des tranchées, reçoit la visite d’un jeune journaliste, François Duval. Ce dernier souhaite l’interroger sur des évènements récents, aussi tragiques qu’étranges, dont il aurait été le témoin.

Avis : Un excellent court qui a le potentiel d’un long métrage. Une histoire passionnante très bien interprétée et filmée et dont j’aimerais vraiment connaître la suite de ce sujet particulièrement intéressant, bien que l’œuvre ait une véritable conclusion.

The Nine Billion Names of God de Dominique Filhol / France, 2018, 14 minutes

New York 1957, un moine tibétain loue un ordinateur à séquence automatique. Son objectif est de lister tous les noms de Dieu. Deux ingénieurs occidentaux sont envoyés au Tibet afin d’installer la machine.

Avis : Un court adapté d’une œuvre d’Arthur C. Clarke présentant la quête de tous les noms de Dieu. Un très bon court bien filmé et d’une bien belle facture.

Thymesis de Jordan Caudron / France, 2018, 14 minutes

Dans un futur proche, Alan revit ses souvenirs grâce à Thymesis, une machine capable de les simuler. Il découvre qu’il est capable de les modifier et tente de créer un souvenir où il pourra vivre avec Coline, sa défunte femme, en empêchant l’accident qui a causé sa mort.

Avis : Une histoire pas très originale, mais très bien traitée. Comme quoi, il ne faut pas chercher à modifier ses souvenirs !

SAMEDI - 14h00 : FREAKS

La petite Chloe n’a jamais quitté le confort relatif de la maison familiale, maintenue à l’écart du monde extérieur par son père. Ultra-protecteur et limite inquiétant, celui-ci lui répète qu’elle est différente, que tout ce qui se trouve de l’autre côté de la porte d’entrée représente une menace. Attirée par la musique du marchand de glaces en bas de la rue, Chloe va braver l’interdit paternel et découvrir la vérité sur sa condition.

Le film est projeté en présence des réalisateurs et scénaristes Adam Stein et Zach Lipovsky, et de l’actrice Lexy Kolker.

Avis : Freaks est un très bon film fantastique reposant sur les épaules d’une très jeune comédienne complètement captivante, Lexy Kolker. Cette dernière, ayant vraiment 8 ans comme dans le long métrage, y incarne une gamine devant rester cloîtrée dans sa maison pour éviter un monde extérieur dangereux pour elle. L’histoire ne surprendra pas vraiment les amateurs de fantastique, mais elle et bien menée et l’œuvre a une atmosphère particulièrement prenante. Il ne faut donc pas passer à côté de ce long métrage malin et bien réalisé qui fait passer un très bon moment de cinéma.
Le film a remporté L’Œil d’Or du meilleur long métrage, le Prix spécial Ciné+ Frisson du meilleur long métrage et le Prix des lecteurs de Madmovies.



SAMEDI - 16h45 : COMPÉTITION DES COURTS MÉTRAGE INTERNATIONAUX

La sélection de la compétition courts-métrages internationaux était assurée par Véronique Davidson et Xavier Colon. Cette dernière était d’une très grande qualité, présentant 9 courts métrages d’un très grand niveau qu’il était vraiment plaisant de visionner.

Le jury de la compétition française de courts-métrages était composé de Olivier Abbou (Réalisateur / Scénariste), Balak (Réalisateur / Scénariste / Dessinateur), Julie Gayet (Actrice / Productrice), Julien Maury (Réalisateur / Scénariste) et The Toxic Avenger (Musicien).

Baghead de Alberto Corredor Marina / Grande-Bretagne, 2017, 15 minutes

La quête de vérité de Kévin - en deuil depuis le décès de sa petite amie - le mène au plus insolite des lieux : une salle de stockage à l’arrière d’un pub délabré.

Avis : Un court très réussi présentant un homme faisant tout pour revoir sa petite-amie décédée. Une œuvre vraiment intelligente et très drôle qui est d’ailleurs la représentante de son pays pour l’Oscar du meilleur court métrage !
Le film a eu L’Œil d’Or du meilleur court métrage étranger.

La Noria de Carlos Baena / Espagne, 2018, 12 minutes

Un petit garçon qui aime créer des manèges rencontre des créatures étranges qui vont bouleverser sa vie.

Avis : Un magnifique court animé d’une grande beauté et d’une bien belle inventivité parlant d’un sujet fort délicatement traité.

Laboratory Conditions de Jocelyn Stamat / États-Unis, 2017, 16 minutes

En quête du corps de son patient décédé, un médecin découvre une expérience menée au cœur de son hôpital.

Avis : Un très bon court montrant une expérience scientifique tentant de prouver l’existence de l’âme. Malin, très beau visuellement et plein de surprises.

Phratrie de Jérémie Saindon / Canada, 2018, 13 minutes

Quatre frères vivent sous le joug de leur père (Laurent Lucas), leader d’une secte qui prétend avoir des pouvoirs de guérison. Bien vite, ils se rendent compte de son imposture...

Avis : Un très bon court sur la mort et le deuil avec un fort beau rebondissement.

Post Mortem Mary de Joshua Long / Australie, 2018, 10 minutes

Alors que sa mère réconforte ses clients, la toute jeune Mary doit s’occuper seule de réaliser la photographie post-mortem de leur fillette récemment décédée.

Avis : Un très bon court horrifique et glaçant sur la mort et la famille avec deux excellentes jeunes comédiennes.

Stigma de David Velduque / Espagne, 2018, 14 minutes

Un soir, alors qu’il pense ouvrir la porte à un ami, Alex va se retrouver face à sa pire angoisse...

Avis : Un très beau court sur la maladie abordée d’une façon fantastique et cauchemardesque.

Sweet Tooth de Giovana Olmos / Mexique , 2018, 9 minutes

Chaque fin de mois, Susana doit collecter les loyers des locataires de son immeuble pour assurer leur sécurité. Mais difficile pour eux d’accepter le prix à payer...

Avis : Un très intéressant et original court montrant un loyer étrange à payer.

The Bloody Ballad of Squirt Reynolds de Anthony Cousins / États-Unis, 2018, 7 minutes

Les jeunes scouts du Camp Nawgonamakit découvrent autour d’un feu de camp la légende de Squirt Reynolds...

Avis : Un court bien sympathique utilisant les poncifs du film de slasher pour les détourner de façon très drôle.

The Blue Door de Paul Taylor / Grande-Bretagne, 2017, 9 minutes

Une infirmière à domicile (Gemma Whelan, Game of Thrones) rend visite à sa nouvelle patiente, une vieille femme grabataire. Alors qu’elle prend soin d’elle, elle découvre le sombre secret de sa demeure.

Avis : Un très bon court horrifique montrant une étrange porte apparaissant un peu partout dans un appartement.

SAMEDI - 19h00 : ACHOURA

Quatre gosses jouent à se faire peur et se rendent dans une demeure condamnée, réputée maudite. L’un d’eux disparaît dans des circonstances mystérieuses. Les trois survivants refoulent le souvenir de ce qui a bien pu se passer, jusqu’à ce que Samir ne ressurgisse 25 ans plus tard. La bande recomposée va devoir se confronter à son passé.

Le film est projeté en présence du réalisateur et scénariste Talal Selhami, du musicien Romain Paillot, de l’actrice Sofia Manousha, et de l’acteur Iván González.

Avis : Achoura est un bon film de genre présentant une histoire concernant 4 enfants. L’un de ces derniers réapparaît des années après sa disparition, et à travers des flashbacks, le spectateur découvre progressivement ce qui s’est passé. L’œuvre tourne autour d’un monstre issu du folklore marocain qui se nourrit d’enfants. Si le récit n’est pas sans rappeler Ça, le monstre est vraiment très bien fait, et la fin est fort belle. Les comédiens sont convaincants et la mise en scène fonctionne très bien.


SAMEDI - 21h30 : LORDS OF CHAOS

Dans le climat beaucoup trop apaisé de la Norvège des années 1990, Euronymous fonde le groupe Mayhem et devient l’épicentre de la nouvelle scène black métal norvégienne. Sa rencontre avec Varg Vikernes, l’homme derrière le projet musical Burzum, va précipiter les membres de son cercle dans une surenchère criminelle.

Avis : Lords of Chaos est un biopic sur un artiste et son groupe faisant du black métal norvégien. L’histoire s’appuie à la fois sur la réalité et sur les rumeurs ayant tournés autour du groupe. On y suit l’existence d’Euronymous entre concerts et musique, vie et fantasme. Le personnage, et son entourage, souvent outrancier, et la fin tragique qu’il subit rendent l’histoire particulièrement addictive. D’autant qu’entre réalité et mensonge, emphase et rumeur, le long métrage brosse le portrait vivace d’un homme entier et sans compromis, n’hésitant pas à commettre des actes répréhensibles au nom de sa passion. Un drôle de mélange pour une histoire tordue porté par une galerie d’acteurs formidable et mis en scène brillamment. Avec en bonus, une bande originale reprenant les titres du groupe.


SAMEDI - 23h59 : PUPPET MASTER : THE LITTLEST REICH

Edgar, auteur de cartoon en panne d’inspiration, se rend avec sa petite amie et son boulet de collègue à une convention commémorant les 30 ans écoulés depuis les meurtres commis par les poupées maléfiques nazies d’André Toulon. La nuit venue, les pièces de collection prennent vie et se livrent à un nouveau carnage méchamment graphique.

Avis : Puppet Master : The Littlest Reich est un bien sympathique film de la série des Puppet Master. Suite à une vente aux enchères, les marionnettes d’un ancien nazi s’attaquent aux Juifs, gays et noirs de l’hôtel où a lieu la vente. On suit divers personnages et leurs rencontres, souvent létales, avec les homoncules maudits. Les morts sont généralement amusantes et les marionnettes vraiment bien faites et animées. Les effets spéciaux sont d’ailleurs très efficaces. Le long métrage est un très bon moment de plaisir coupable, alors que les morts s’accumulent et les affrontements se multiplient. Une œuvre hautement recommandable à tous les amateurs de la saga.


DIMANCHE - 11h00 : THE MAN WHO FEELS NO PAIN

Surya naît avec le genre de particularité génétique dont les rêves cinématographiques sont faits : il ne ressent pas la douleur. Elevé devant les films d’arts martiaux et les polars indiens vintage, il se rêve en redresseur de torts, s’entraîne, essuie son lot de déconvenues. Puis, aidé de son amie d’enfance et d’un karatéka unijambiste, Surya part à l’assaut du gang de son quartier avec en ligne de mire une consigne-clé – rester bien hydraté.

Avis : The Man Who Feels No Pain est un excellent film indien présentant un trio de justicier atypique se battant contre le méchant frère psychopathe de l’un d’entre eux possédant une légion d’agents de sécurité. Le film présente un grand nombre de bagarres très bien chorégraphiées et des passages vraiment drôles. Très bien écrit, avec des personnages attachants superbement interprétés et une bande originale formidable, c’est une vraie pépite survitaminé qu’il ne faut absolument pas rater si vous avez l’occasion de voir le long métrage.


DIMANCHE - 14h00 : WHAT KEEPS YOU ALIVE

Pour leur premier anniversaire de mariage, Jackie emmène Jules dans le coin reculé où son père et elle allaient chasser, quand elle était petite. Personne à la ronde, à part la luxueuse demeure de son amie d’enfance de l’autre côté du lac. Toutes les conditions sont réunies pour un week-end idyllique en amoureuses. Pour une plongée dans l’horreur, aussi.

Avis : What Keeps You Alive est un très bon thriller anxiogène présentant un couple de femmes allant fêter leur premier anniversaire de mariage dans la maison familiale de l’une d’elles perdue dans la forêt. Évidemment, les évènements vont tourner au drame et ce huis-clos en pleine nature fonctionne très bien. Les actrices sont toutes les deux excellentes et les rebondissements bien nombreux.


DIMANCHE - 16h15 : MANIAC

Frank Zito entretient pas mal de problèmes irrésolus avec sa mère aussi abusive que décédée. Du coup, il écume les rues new-yorkaises et tuent des jeunes filles, de façon atroce, tant qu’à faire. Sa collection de scalps posés sur des mannequins s’agrandit, jusqu’au jour où il rencontre Anna, une photographe. Sa relation avec elle pourrait lui amener le salut, même si honnêtement, c’est pas gagné.

Avis : Maniac est un bon film d’horreur qui a eu beaucoup d’impact à sa sortie en 1980. Nettement plus réussit que son remake récent, le film garde une grande force, grâce à une montée en tension efficace et à un acteur principal captivant. Les tribulations de ce psychopathe fétichiste sont toujours plaisantes à regarder et les séquences d’assassinats sont très bien faites. Il faut aussi souligner le fort beau travail de Tom Savini sur les effets spéciaux qui restent toujours efficaces.


DIMANCHE - 18h30 : WE

A la faveur du doux désœuvrement estival, les ados d’un village flamand s’abandonnent à tous les excès à leur portée. L’émulation collective les pousse à aller de plus en plus loin, à jouir de l’euphorie du moment sans se soucier des conséquences de leurs actes.

Avis : We est un bon film présentant une jeunesse désabusée et en plein dérive. Bénéficiant d’un traitement séquentiel faisant progresser une intrigue que l’on voit très vite se dessiner, le long métrage montre une galerie de jeunes gens sans complexe, ni morale, allant de plus en plus loin dans leurs comportement. Il faut vraiment rentrer dans l’histoire pour l’apprécier. Si ce n’est pas le cas, ces jeunes adultes vous seront de plus en plus désagréables et l’œuvre paraîtra longue. Un film clivant à découvrir si son sujet vous intéresse et dont la réalisation et l’interprétation devrait vous ravir.



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