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Féminin plurielles : La critique

Date : 01 / 03 / 2018 à 09h30

Féminin plurielles est une anthologie de courts métrages du réalisateur, et scénariste, Sébastien Bailly qui présente Douce (2011), Où je mets ma pudeur (2013) et Une histoire de France (2015).

Il est toujours appréciable de voir sur grand écran ce type de film et la thématique qui les réunit tous est la femme et la manière dont ces dernières essayent de s’affranchir des carcans de la société.

On suit donc trois histoires, dans l’ordre chronologique ou elles ont été tournées. La première parle d’une jeune aide-soignante qu’un patient comateux plus âgé ne laisse pas indifférent. La relation entre les deux individus est bien étudiée et si certains éléments sont déontologiquement et éthiquement problématiques, on sera plus ou moins touché par l’histoire.

La jeune actrice incarnant Douce, Hafsia Herzi, est très bonne et possède une luminosité mettant en valeur son personnage. Sébastien Bailly filme très bien cette histoire délicate faisant beaucoup réfléchir.

Le deuxième court est l’interrogation délicate d’une jeune femme d’origine musulmane portant un voile et faisant des études d’art. Cette dernière est confrontée au tableau qu’elle étudie pour sa soutenance de fin d’études, alors que le principe de laïcité lui interdit de porter le voile à cette dernière.

Lise Bellynck est brillante dans son interprétation et fait passer ses messages avec une grande grâce dans cette histoire non moralisatrice. Sébastien Bailly gagne en maturité au niveau de sa mise en scène et met parfaitement en valeur son héroïne.

Le dernier segment se concentre sur la rencontre entre une attachée de presse de la ville de Tulle dans laquelle va revenir le président Hollande pour un discours et une photographe allemande voulant prendre un cliché de ce dernier.

Entre visite de la ville, très bien mise en valeur par Sébastien Bailly et personnage à part entière, et soirée festive, c’est l’histoire tragique des lieux qui va rapprocher les deux femmes, fort bien interprétées par Anne Steffens et Friedelise Stutte.

Le passage donnant son nom à l’œuvre, Une histoire de France, est d’ailleurs magnifique et d’une grande puissance. Faisant un beau contrepoint à la douceur se dégageant de la fin du récit, véritable réconciliation entre deux peuples s’étant entretué quelques décennies plus tôt.

La caméra de Sébastien Bailly virevolte dans la ville et entre les actrices dans une mise en scène très travaillée.

Féminin plurielles est une intéressante collection de courts métrages aux sujets variés permettant d’être plus ou moins touché selon son affinité avec le sujet. C’est aussi un travail très propre et proposant de belles choses d’un réalisateur que je voudrais bien découvrir sur un format plus long. 4 beaux portraits de femmes portées par des actrices impeccables à voir dans des récits faisant réfléchir.

Délicat et émouvant.

SYNOPSIS

Hafsia, Douce, Delphine et Charlotte : quatre jeunes femmes qui cherchent à s’affranchir des limites qu’on voudrait leur imposer.

BANDE ANNONCE

FÉMININ PLURIELLES_ Bande Annonce from SÉBASTIEN BAILLY on Vimeo.


FICHE TECHNIQUE

- Durée du film : 1 h 22
- Titre original : Féminin plurielles
- Date de sortie : 07/03/2018
- Réalisateur : Sébastien Bailly
- Scénariste : Sébastien Bailly
- Interprètes : Hafsia Herzi, Lise Bellynck, Anne Steffens, Friedelise Stutte, Marie Rivière, Sabrina Seyvecou, Donia Eden, Bastien Bouillon
- Photographie : Sylvain Verdet, Pascale Marin
- Montage : Cécile Frey, Sébastien Bailly
- Musique : Laurent Levesque
- Costumes : Hélène Caillet
- Décors : Marine Fronty, Léo Ponge
- Producteur : Sébastien de Fonseca pour La Mer à Boire Productions
- Distributeur : La Mer à Boire Productions

LIENS

- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ

PORTFOLIO

Féminin plurielles



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