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Mute : La review du film Netflix

Date : 27 / 02 / 2018 à 14h00
Sources :

Unification


Février, c’est franchement un mois où Netflix a décidé de nous plonger dans des œuvres moites, glauques, violentes et le tout dans des univers qui rappellent visuellement beaucoup le Los Angeles de Blade Runner. Après la série Altered Carbon, c’est donc au tour de Duncan Jones (Warcraft, Source Code, Moon) de nous proposer son long-métrage Mute.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’en donnant son feu vert au film de Jones, le service SVOD nous offre un film sans concession et pas toujours facile d’accès. Le rythme du film est très lancinant. Mute n’est absolument pas un film d’action. Il s’agit plutôt d’un film d’ambiance, aux visuels souvent très dérangeants. Ce n’est pas que cela soit laid, cela a juste un double goût, à la fois cela met mal à l’aise tout en étant extrêmement poétique.

Si la colonne vertébrale du film est assez claire, la disparition d’une femme dans un Berlin futuriste et la recherche de son petit ami, pendant très longtemps, on ne comprend pas la valeur ajoutée de beaucoup de personnages. Sans spoilers, évidemment, tout est lié, et la résolution de l’histoire est juste sublime. Mais le spectateur pourra rester longtemps très dubitatif aux circonvolutions des événements.

C’est très étonnant de voir Alexander Skarsgård, formidable dans le rôle principal de cet Amish muet, barman d’un bar tendance dans un Berlin qui semble issu d’un monde alternatif. Son physique, son comportement, ses sentiments, sa gestuelle, sa présence semblent totalement inadaptés à ce monde. Au point qu’on se dit que, si Duncan Jones avait pu accéder à une machine à remonter le temps, il aurait sans aucun doute offert le rôle à un jeune David Bowie, son père. Ce sentiment est encore renforcé par la dédicace finale du film.

Et que dire du jeu de duettistes, au-delà du réel, offert par Paul Rudd (Ant-Man) et Justin Theroux (The Leftovers). On ne sait s’il faut rire de leurs personnages, être effrayé, être dégoutté. Mais, on ne peut qu’être admiratif de leur performance à l’écran. Quant aux rôles féminins, s’ils sont omniprésents, les actrices restent très effacées, Serveuses, mère inquiète, tenancière de bordel ou putes, elles semblent juste subir les événements. A noter la présence électrique de la sublime Florence Kasumba, que vous pouvez admirer actuellement dans Black Panther. Les fans des films de Duncan Jones pourront remarquer le caméo de Sam Rockwell en tant que Sam Bell, le héros de Moon.

Pour toutes ces raisons, j’ai bien peur que beaucoup d’entre vous risquent de décrocher avant la fin. Ce serait vraiment dommage, tant la récompense vient de la résolution de ces destins croisés. Mute est pour moi un vrai film d’un auteur et j’attends avec impatience de voir où mène la suite de la filmographie de Duncan Jones.


SYNOPSIS

Dans un proche avenir, Leo est barman dans un Berlin en pleine ébullition. A cause d’un accident survenu dans son enfance, Leo perd l’usage de la parole et ne vit plus que pour sa séduisante petite-amie Naadirah. Quand elle disparaît sans laisser de trace, Leo se met à sa recherche et se retrouve dans les bas-fonds de la ville. Deux espiègles chirurgiens américains constituent les seuls indices qui le poussent à affronter ce milieu infernal afin de retrouver son amour.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE FILM

- Durée du film : 2 h 06
- Titre original : Mute
- Date de diffusion : 23/02/2018
- Réalisateur : Duncan Jones
- Scénaristes : Duncan Jones, Michael Robert Johnson et Damon Peoples
- Interprètes : Alexander Skarsgård, Paul Rudd, Justin Theroux, Sam Rockwell, Robert Sheehan, Florence Kasumba, Noel Clarke et Kirsten Block
- Photographie : Gary Shaw
- Musique : Clint Mansell
- Montage : Barrett Heathcote et Laura Jennings
- Décors : Bernhard Henrich
- Costumes : Ruth Myers
- Producteur : Ted Sarandos, Christoph Fisser, Henning Molfenter et Charlie Woebcken pour Liberty Films UK et Studio Babelsberg
- Distributeur : Netflix France

LIENS

- ALLOCINÉ
- IMDB

PORTFOLIO

Mute



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