588 connectés

PIFFF 2017 : Le Bilan

Date : 11 / 12 / 2017 à 08h30
Sources :

Unification


C’est sur le film monstrueux de Godzilla projeté en exclusivité sur grand écran, et sans doute pour la seule fois, que s’achève cette excellente édition du PIFFF riche en découvertes et émotions.

Avec 23 longs métrages projetés, provenant de la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, l’Espagne, l’Italie, le Japon et le Mexique, dont 10 en compétition, 2 séances de courts métrages proposant 6 œuvres françaises et 10 internationales, le cru de cette année était vraiment relevé.

Le public ne s’y est pas trompé, se déplaçant en masse voir les œuvres. Ainsi, avec 10 000 spectateurs, c’est la meilleure fréquentation du PIFFF avec une moyenne de 400 personnes par séance et des projections souvent complètes.

Il m’a d’ailleurs été impossible de deviner les noms des gagnants, tant ces prétendants étaient d’une grande qualité. Toujours est-il que les films primés valent vraiment la peine d’être vus et que cela fait plaisir à l’amatrice de genre que je suis de voir tant de talent.

Ce sont trois œuvres qui ressortent en ayant chacun obtenues 2 prix, le très touchant et surprenant Tigers Are Not Afraid chez les longs métrages et les très bons Scaramouche Scaramouche et Spooked parmi les courts métrages français, ainsi que le prix du public revenant au court métrage international espagnol RIP.

Le film et les sessions de courts métrages seront projetés à nouveau dans le cadre de la reprise de certains films du PIFFF les lundi et mardi 11 et 12 décembre, à 14 heures pour les courts et 19h30 pour le long ce mardi.

Après la grande claque reçu par le film franco-brésilien Les bonnes manières gagnant du Prix du public à l’Etrange Festival 2017, qui avait été sélectionné 2 semaines avant la clôture du planning, le cinéma d’Amérique du Sud renouvelle clairement le genre avec un Tigers Are Not Afraid d’Issa Lopez au même parcours et présentant aussi un conte moderne fantastique très noir.

En effet, le film a été découvert la semaine précédente la clôture du planning du PIFFF et a pris la place de l’un des films de la rétrospective. Alors qu’il était projeté un jeudi en milieu d’après-midi, le long métrage a vraiment convaincu le public qui l’a plébiscité. C’est une première pour le festival que l’Œil d’Or revienne à une œuvre projetée une après-midi, hors samedi.

Très beau, original, émouvant et bénéficiant d’une jeune actrice principale captivante, le film mérite vraiment d’être découvert.

Les sessions de courts métrages étaient vraiment réussies et c’est le deuxième court d’Arthur Môlard, Scaramouche Scaramouche qui rafle des prix, après sa razzia au PIFFF avec son film de fin d’étude en 2014, Jimini. Une très belle histoire sombre dans laquelle une jeune fille est liée étrangement à un monstre.

Dans un autre genre, le très drôle Spooked de Spook & Gloom se jouant des codes de l’horreur et l’hilarant RIP de Caye Casas et Albert Pintò présentant une autre façon de voir la mort et l’enterrement, valent vraiment la peine d’être regardés, ne serait que pour bien rire.

L’édition 2017 a aussi réservé de bien belles découvertes et de véritables coups de cœur. Entre les surprenants Dave Made A Maze et Mutafukaz, les belles atmosphères de The Endless et Golem, le tueur de l’ombre, les adaptations de mangas de Blade of the Immortal, Ajin : Demi-humain et Jojo’s Bizarre Adventure, les émouvants Tigers Are Not Afraid et Sicilian Ghost Story, les comédies déjantées 68 Kill, Tragedy Girls et Matar A Dios, les sanglants Revenge, Leatherface et Mayhew, les survivalistes Downrange et Survival Family ,les courts métrages, les rétrospectives Le Maître des illusions, Jack Burton dans les griffres du Mandarin et 3615 Père Noël, ainsi que les films d’ouverture et de clôture A Ghost Story et Godzilla, sans compter l’énorme claque de Bodied, le genre a été parfaitement brossé et a permis à chacun de se faire vraiment plaisir.

D’autant que les budgets n’étaient pas forcément très importants, mais cette branche du cinéma a montré une nouvelle fois qu’avec de bonnes idées, des scénarios bien écrits, d’excellentes interprétations et beaucoup d’effort, on peut encore en 2017 offrir des rencontres cinématographiques marquantes et sortant de l’ordinaire.

Et cette année encore, les femmes ne servent plus comme simple godiches, victime ou petite-amie, femme, fille, sœur, mère de, mais ont une véritable personnalité, parfois bien psychopathe, savent se défendre et réfléchir. Un changement appréciable qui n’est pas lié uniquement qu’aux femmes réalisatrices, ces dernières restants minoritaires dans le cinéma, et le genre en particulier.

C’est donc sur une édition riche et passionnante que l’on quitte le PIFFF cette année, en ne doutant pas que l’année prochaine sera tout aussi réussie.

Merci à tous ceux qui travaillent bénévolement sur le festival et qui gèrent au jour le jour les séances et les spectateurs, sans vous notre vie de cinéphile serait bien moins riche.

- SITE OFFICIEL
- SITE FACEBOOK

21h30 : PALMARÈS

ŒIL D’OR - LES PRIX DU PUBLIC :
Depuis 2013, le PIFFF a choisi de donner une place souveraine à ses spectateurs, seuls et uniques juges de la compétition. Ainsi, le public, nombreux et enthousiaste, a désigné les lauréats de cette 7ème édition.

  • ŒIL D’OR - Long-métrage : Tigers Are Not Afraid, réalisé par Issa Lopez (Mexique - 2017) Après la mort de sa mère, Estrella trouve refuge auprès d’un groupe de cinq garçons également orphelins. Lorsque le spectre de sa génitrice lui apparaît, la jeune fille se met à douter de sa santé mentale...
  • ŒIL D’OR - Court-métrage français : Scaramouche Scaramouche, réalisé par Arthur Môlard (France - 2017) La jeune Ophélie vit avec son père dans un mobile-home. Un jour, elle se découvre un inquiétant ami imaginaire, Scaramouche, qui l’approche en appliquant la règle du jeu "1, 2, 3, soleil".
  • ŒIL D’OR - Court-métrage international : RIP, réalisé par Caye Casas et Albert Pintò (Espagne - 2017) Dans un petit village, une femme prépare les funérailles de son mari... avec lui.

PRIX DU JURY DU COURT-METRAGE FRANÇAIS
Le jury de la compétition française de courts-métrages est composé de François Descraques (Réalisateur / Scénariste), Eric Gandois (Réalisateur / Scénariste / Storyboarder), Quarxx (Réalisateur / Scénariste), Joann Sfar (Réalisateur / Scénariste / Dessinateur) et Rebecca Zlotowski (Réalisatrice / Scénariste).
La sélection a été faite par R-One Chaffiot

  • PRIX DU JURY DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE FRANÇAIS : Scaramouche Scaramouche, réalisé par Arthur Môlard (France - 2017)
  • MENTION SPECIALE DU JURY COURT-METRAGES : Spooked, réalisé par Spook & Gloom (France - 2017) C’est la nuit, Brenda est au lit. Soudain, la lumière s’éteint. Elle traverse la maison à la recherche du disjoncteur. Mais quelque chose l’observe, tapi dans l’obscurité…

PRIX DU JURY CINÉ+ FRISSON :
Le jury Ciné+ Frisson était composé de Myriam Hacène (directrice de la chaîne) et Christophe Commeres (directeur adjoint).

  • PRIX SPÉCIAL CINÉ+ FRISSON - Long-métrage : Tigers Are Not Afraid, réalisé par Issa Lopez (Mexique - 2017) (La chaîne offre une campagne de promotion sur les antennes de Ciné+ (25 diffusions) à l’occasion de sa sortie en salles.)
  • PRIX SPÉCIAL CINÉ+ FRISSON - Court-métrage : Spooked, réalisé par Spook & Gloom (France - 2017)
  • GRAND PRIX CLIMAX : Ogre, écrit par Arnaud Malherbe (France - 2017) (Le prix récompense le meilleur scénario de genre de l’année)




Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.



 Charte des commentaires 


Japan Expo 2018 : Retour en photos sur la dix-neuvième (...)
Japan Expo 2018 : How to Make an Anime saison 2
Japan Expo 2018 : La rencontre avec Musical Touken Ranbu
Japan Expo 2018 : Le dimanche 8 juillet et le bilan
Japan Expo 2018 : L’ECG a fêté sa huitième édition
SDCC 2018 - Wonder Woman 1984 : Suite ou pas suite, That’s (...)
SDCC 2018 - Aquaman : Jason Momoa royal sur la scène de la Comic (...)
SDCC 2018 - Shazam : La joie de Zachary Levi de jouer un (...)
SDCC 2018 - Venom / Spider-Man New Generation : Le double panel (...)
SDCC 2018 - Bumblebee : Comme un air des années 80 pour la (...)
Hotel Artemis : La critique
SDCC 2018 - Cloak and Dagger : Freeform commande officiellement (...)
SDCC 2018 - Mr. Mercedes : Pourquoi la saison 2 ne peut pas (...)
HH, Hitler à Hollywood : La review
Buffy the Vampire Slayer : Joss Whedon de retour avec une Buffy (...)