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Takeshi Kitano - Chemins de traverse : La critique de la rétrospective

Date : 09 / 08 / 2017 à 09h00
Sources :

Unification


Takeshi Kitano, en dehors de ses multiples casquettes, comique, animateur, producteur, écrivain… est un grand réalisateur japonais dont on peut (re)découvrir trois de ses grandes œuvres de 1996 (Kids Return), 1997 (Hana-Bi) et 1999 (L’été de Kikujiro) en version restaurée.

Ce choix permet de voir plusieurs facettes d’un réalisateur qui s’est toujours acharné à faire les films qu’il voulait et n’est pas resté cantonné à un seul genre.

KIDS RETURN

Deux amis fusionnels ont des rêves divergents. L’un veut devenir boxeur professionnel et l’autre yakusa, mais les deux jeunes gens vont apprendre que la vie n’exauce pas toujours les vœux.

Le film intègre beaucoup d’éléments autobiographique du réalisateur qui connaît les milieux de la boxe, permettant à ces passages d’être très crédibles, et celui de la mafia.

Mais à travers ces deux jeunes gens, c’est aussi le passage à l’âge adulte que traite Kitano qui d’ailleurs n’apparaît pas dans son œuvre. Une certaine mélancolie plane sur le long métrage et l’on suit ces deux jeunes gens allant de désillusions en déceptions.

Le film n’est pas très drôle mais permet de consacrer Kitano comme un véritable réalisateur au Japon, qui jusque-là avait tendance à bouder ses films, au contraire de l’international. Il reçoit le Prix du Meilleur Réalisateur aux Japanese Professional Movie Awards.

HANA-BI

Hana, c’est la fleur en japonais et bi le feu. C’est donc avec un feu d’artifice que le réalisateur japonais Takeshi Kitano veut conclure un long métrage merveilleux parlant de sujets graves et porté sur le dos du personnage principal du film qu’il incarne magnifiquement.

Un policier, suite à une erreur de jugement voit un de ses collègues tués et un autre être handicapé à vie. Il décide alors d’emprunter de l’argent à des yakusas, mais ces derniers veulent bientôt être remboursés, entraînant une spirale de violence de laquelle le personnage principal veut s’extirper afin d’accompagner au mieux sa femme mourante.

Le long métrage montre de la violence, un genre qui a permit à Kitano une reconnaissance internationale, mais ce dernier dépasse les scènes attendues pour livrer l’une de ses œuvres les plus puissantes, possédée d’une superbe mélancolie crépusculaire et d’une force considérable.

C’est clairement l’un des films du réalisateur qu’il faut avoir vu, et c’est surtout un long métrage mémorable dont la fin est d’une beauté poignante.

Pour anecdote, on peut aussi y découvrir les vrais tableaux du réalisateur qui apparaissent régulièrement dans le récit.

Hana-bi a été récompensé du Lion d’Or au Festival de Venise.

L’ÉTÉ DE KIKUJIRO

C’est l’été et Kikujiro n’a rien à faire. Il décide de partir à la recherche de sa mère qui l’a abandonné et est obligé de faire équipe avec le petit ami de sa grand-mère, un yakusa raté cinquantenaire qui ne sait pas très bien quoi faire avec un gamin.

Le film présente des successions de scénettes qui montrent les tribulations de ce duo improbable à travers le Japon dans un road movie permettant de croiser de nombreuses personnes hautes en couleur.

C’est une bien belle histoire, mâtinée de poésie, qui est racontée et ou progressivement le personnage de l’adulte, très bien interprété par Takeshi Kitano lui-même, prend le devant de la scène pour nous livrer des pans de sa propre histoire et de ses blessures intimes.

En partie bibliographique et bénéficiant de la très bonne musique du compositeur fétiche de Kitano, Joe Hisaishi, ce récit est touchant et fort bien mené.

SYNOPSIS

Kitano est un artiste. Un grand. Poétique, ironique, libre ! Il a marqué nos regards de cinéphiles. Il était temps et nécessaire de se replonger dans ses 3 films les plus autobiographiques : Kids Return (1996), Hana-bi (1997), qui lui apporta la consécration internationale avec le Lion d’Or au festival de Venise, et L’été de Kikujiro (1999) avec lequel il atteint pour la première fois la sélection officielle du Festival de Cannes. Les versions restaurées de ces 3 films devraient vous rappeler à quel point le cinéma peut être un enchantement lorsqu’il est beau, simple, humain et empli de poésie.

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