130 connectés

Films Netflix : La stratégie gagnante du géant du streaming

Date : 21 / 05 / 2017 à 12h45
Sources :

Deadline


Lorsque Scott Stuber s’est retiré de la course au remplacement de Brad Grey à la tête de Paramount, pour prendre celle de la division films de Netflix, offerte par Reed Hastings et Ted Sarandos, beaucoup ont pensé qu’il avait choisi le job le plus excitant. Pourquoi ? Parce que la tâche de Jim Gianopulos est de sortir Paramount hors du trou et que Stuber a carte blanche et un soutien financier important pour rendre Netflix aussi agressif en studio de cinéma qu’il l’est sur le front de la télévision, avec comme objectif affiché de proposer entre 40 et 50 films par ans.

Et Netflix contre toute attente débarque à Cannes avec 2 films, véritables prétendants à la Palme d’Or. Ils y ont même signé un contrat de pré-vente pour un film d’animation sur Bubbles, le chimpanzé de Michael Jackson. Mais Netflix dérange Cannes et le cinéma Français bien pensant. En effet, les films présentés ne sortiront pas en salles. Le premier film, Okja de Bong Joon-Ho, a connu des déboires lors de sa diffusion mais a été finalement ovationné. The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach, qui est diffusé ce dimanche est le second film. Mais Netflix et Amazon font valoir que c’est peut-être la France qui doit changer sa façon de voir la chronologie des sorties de ses films qui commence à dater. Un film sorti en salle doit, par exemple attendre 3 ans avant d’être disponible en SVOD.

Netflix a déjà proposé quelques moments intéressants mais ce n’est qu’un échauffement pour ce qui va suivre. Le nouveau souffle a débuté avec Beasts of No Nation, puis le contrat pour 6 films de comédies signé avec Adam Sandler, le film War Machine avec Brad Pitt, la franchise Bright avec Will Smith et les retrouvailles entre Martin Scorsese et Robert De Niro pour le film The Irishman.

C’est la capacité à payer généreusement qui a aidé Netflix à surmonter le challenge de pousser les réalisateurs à créer des films pour un public d’abonnés. Alors certes le public est vaste puisque la chaine est diffusée dans 190 pays mais ces artistes ont l’habitude de voir leurs oeuvres dans des grandes salles et de participer à des campagnes promotionnelles énormes. Netflix est plus comme un club privé global et la priorité est de suffisamment divertir les membres pour qu’ils renouvellent leurs abonnements mois après mois.

Stuber a une forte expérience dans la fabrication de films et devrait pouvoir réussir à persuader les nombreux acteurs du cinéma à se tourner vers la chaine payante. Il a travaillé sur des films comme les Fast and the Furious, La Mémoire dans la peau, Ted, Central Intelligence, Sécurité rapprochée... Mais la force de Netflix est surtout dans les projets maison et le meilleur exemple est bien Bright que la chaine a payé très très cher. Il va falloir forcément compter à l’avenir sur Netflix, qui se porte acquéreur de romans pour ses prochains films, qui présente ses films à Cannes... mettant un coup de pied dans une fourmilière qui en a bien besoin. Et si les films sont de la qualité des séries, la chaine a devant elle un bel avenir.


Les films sont Copyright © leurs ayants droits Tous droits réservés. Les films, leurs personnages et photos de production sont la propriété de leurs ayants droits.



 Charte des commentaires 


Game Over, Man ! : La bande annonce du film Netflix
Bright : La review du film Netflix
Bright : Netflix a déjà commandé une suite
Bright : Une dernière bande annonce
Bright : La nouvelle affiche du film Netflix
Bandes Annonces & Co : 18 janvier 2018
Avatar 2 : James Cameron distille quelques petites infos de (...)
Altered Carbon : Une nouvelle bande annonce de la série SF (...)
Hard Sun : Review de la Saison 1
The Handmaid’s Tale : La bande annonce de la saison (...)
Catch-22 : Hulu fait équipe avec George Clooney
Chambers : Un nouveau drame surnaturel pour Netflix
Outlive : La critique du jeu de plateau de survie post-apocalyptique
Sons of the Devil : la critique du tome 1
Bandes Annonces & Co : 17 janvier 2018