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Cinéma, mon amour : La critique

Date : 13 / 05 / 2017 à 10h30
Sources :

Unification


Cinéma, mon amour est un très beau documentaire sur l’un des derniers cinémas encore en activité en Roumanie.

En effet, du temps du communisme, on trouvait 400 cinémas, alors qu’aujourd’hui, seuls 30 essayent de survivre.

Le documentaire se focalise sur le Dacia, maintenu à flot par la passion et le dévouement de son directeur Victor Purice qui a su très jeune que le cinéma était son destin.

Ce dernier a une équipe de 3 personnes travaillant à plus ou moins mi-temps pour lui, des hommes et femmes à tout faire qui occupent tous les postes du cinéma, ouvreuse, guichetier, femme de ménage...

Victor Purice vit séparé de sa femme et de ses enfants et consacre toute son énergie à son cinéma de 1000 places à l’écran unique. Mais la population locale se fait rare. Il doit anticiper les avancées numériques comme l’arrivée du digital et gérer à la fois la dégradation du bâtiment, mais aussi des problèmes de chauffage l’obligeant à distribuer couvertures et thé chaud à ses spectateurs et doit de plus trouver des astuces pour attirer le public, notamment jeune, dans sa salle.

On suit l’histoire du cinéma et de son chef cinéphile accompli sur plusieurs mois. Ce dernier, ainsi que ses employés qui forment tous ensemble une bien belle famille, s’expriment régulièrement devant la caméra pour parler de leur cinéma, de leurs rêves et espoirs.

Ces témoignages sont vraiment émouvants d’autant que tous les intervenants sont attachants et palpitants à suivre et offrent de magnifiques portraits de passionnés.

Le point d’orgue de l’histoire est une visite du directeur dans un cinéma allemand. Ce passage permet de montrer crûment une comparaison entre deux populations dont une désaffecte de plus en plus souvent les grands écrans.

Il faut aller voir ce documentaire sans hésiter afin de rendre hommage à un homme faisant de son mieux pour permettre à des gens de toute origine de voir des films sur grand écran et d’élargir leurs horizons grâce à la découverte d’œuvres venant du monde entier.

Cinéma, mon amour est un très bon documentaire d’Alexandru Belc qui touche beaucoup et montre que la culture ne doit pas disparaître, d’autant que les cinémas sont aussi des lieux de rencontre et de vie. D’une grande sobriété, avec des protagonistes émouvants et une volonté inébranlable de continuer un combat culturel, malgré le peu d’aide rencontré, le Dacia mérite l’attention qui lui est portée. Espérons que ce documentaire pourra offrir une aide à son directeur hors norme.

Captivant et poignant.

Le film a eu le Prix de la Résistance Culturelle au Festival du Film de Trieste (Italie), le Prix du Meilleur Montage au DocuArt Film Festival (Roumanie) et une Mention Spéciale au Festival International du Documentaire de Création de La Rochelle

SYNOPSIS

En 1989, il y avait plus de 400 cinémas en Roumanie. Aujourd’hui, il en reste moins de 30. C’est l’histoire d’un combat. Celui de Victor, directeur de cinéma depuis plus de 40 ans et cinéphile militant, qui se bat au quotidien avec ses deux employées pour tenter de sauver sa salle, l’une des dernières de Roumanie. Baigné entre nostalgie et rêves d’avenir, Victor tente de résister avec passion.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

- Durée du film : 1 h 10
- Titre original : Cinéma, mon amour
- Date de sortie : 17/05/2017
- Réalisateur : Alexandru Belc
- Scénariste : Alexandru Belc, Tudor Giurgiu, Ilinca Micu
- Interprètes : Victor Purice, Cornelia Chelmu, Lorena Cosau, Gheorghe Purice
- Photographie : Tudor Vladimir Panduru
- Montage : Ion Ioachim Stroe
- Musique : Cezar Popescu
- Producteur : Tudor Giurgiu, Hanka Kastelicová, Andra Radu, Aurelian Nica pour Libra Films, Pink Ghetto Productions
- Distributeur : Outplay

LIENS

- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ
- IMDB

PORTFOLIO

Cinéma, mon amour



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