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La machine à explorer le temps : La critique

Date : 19 / 03 / 2017 à 09h45
Sources :

Unification France


La Machine à explorer le temps

  • Scénario : Dobbs d’après l’œuvre de Herbert George Wells
  • Dessin : Mathieu Moreau
  • Editeur : Glénat
  • Collection : HG Wells collection
  • Genres : Sci-fi
  • Date de sortie : 11 janvier 2017
  • Nombre de pages : 56
  • ISBN : 9782344012727
  • Format : 240 x 320 mmv
  • Prix : 14.50 €

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Prêts pour un voyage dans la 4e dimension ?

Londres, fin du XIXe siècle. Un groupe d’amis écoute les aventures de celui qui prétend être le premier voyageur du temps. Son récit débute en l’an 802 701. La Terre est alors habitée par les Éloïs, descendants des hommes vivant en harmonie, passant leur temps à jouer et à manger des fruits dans un immense jardin d’Eden. Mais derrière ce paradis se cache un terrible secret... Car une autre espèce vit dans les profondeurs de la Terre : les Morlocks, sortes de singes blancs aux yeux rouges ne supportant plus la lumière du jour à force de vivre dans l’obscurité. La nuit, ils remontent à la surface pour kidnapper et se nourrir des Eloïs...

Mille fois imité, jamais égalé, La Machine à explorer le temps est le premier roman à évoquer la notion de voyage temporel. Il forme également une métaphore fascinante et une critique acerbe des inégalités sociales qui gangrénaient l’Angleterre victorienne, à redécouvrir dans cette adaptation en BD.

Décryptage
A Londres en 1895, un scientifique (dont on ne connaitra jamais le nom) réuni ses amis pour leur faire une démonstration de la miniature de sa nouvelle machine. Il souhaite leur prouver qu’il peut, grâce elle, voyager dans le temps. C’est le scepticisme de ses amis qui va le pousser à tenter l’expérience pour leur dévoiler enfin le récit de son voyage. Son aventure dans le temps débutera alors qu’il sera bloqué en l’an 802 701 sur une Terre bien différente qu’il va découvrir, peuplée d’une race humanoïde où tous les êtres se ressemblent et vivent dans l’oisiveté, l’harmonie et l’insouciance. Ce sont les Élois qui se nourrissent de fruits. Mais il découvrira aussi un autre peuple vivant prostré dans les ténèbres, sous la Terre, au caractère beaucoup plus belliqueux. Ce sont les Morlocks, qui eux mangent les Élois.

H.G. Wells est incontestablement un maitre et un pionnier de la science-fiction et Glénat en proposant une collection de BD adaptées de quelques-unes de ses œuvres toutes aussi cultes que géniales, nous permet de le prouver une fois de plus, 70 ans après la mort de l’auteur. La première est l’adaptation de son premier chef-d’œuvre et surtout premier roman sorti en 1895, La Machine à explorer le temps. Œuvre incontournable, incontestable et fondatrice de la science-fiction, elle est comme indiqué une allégorie de la société Anglaise (voir européenne) de la fin du XIXè siècle avec les inégalités sociales qui séparent en deux la société. Les oisifs riches en hauts et les travailleurs pauvres en bas. Il met en avant les strates sociales très marquées de son époque et les conséquences qu’elles pourraient avoir dans un avenir très très lointain ou finalement pas si lointain que ça. Ce n’est pas véritablement subtil à notre époque avec tout le recul que l’on peut avoir sur l’œuvre mais c’est juste diablement efficace.

Le récit est très fidèle au roman, dynamique et rythmé, même s’il est très compliqué en 54 pages de mettre en image une telle œuvres. Certes le roman faisait moins de 200 pages et c’est une histoire culte mais l’essentiel est préservé ici. Le dessin, mélange de genre très agréable et très soigné, rend pleinement justice aux mondes visités qu’ils soient Victoriens pour le Londres du XIXè ou encore futuriste pour la Terre de l’an 802 701. Le tout se tient parfaitement bien. C’est donc une véritable réussite que signent ici les auteurs sur ce premier tome de cette nouvelle collection qui pourrait s’il en est besoin, proposer ces oeuvres à un nouveau public, voir lui donner envie de se jeter sur les romans, ce qui ne serait pas mal non plus. Mais c’est évident aussi que cette lecture donne envie de se replonger dans les romans de H.G. Wells à ceux qui ont déjà découverts l’auteur dans leur jeunesse comme ce fut le cas pour moi. Il y a des incontournables et celui-ci en est incontestablement un.


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