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Sophia Charaï : Le concert

Date : 09 / 06 / 2016 à 08h51
Sources :

Unification


Sophia Charaï a sorti son dernier album Blue Nomada le 1er avril 2016 chez Absilone/Socadisc 5 ans après Pichu.

Le concert du 6 juin 2016 qu’elle a donné au Pan Piper reprend donc en grande partie les titres de son dernier album.

C’est à un voyage autour du monde et à travers différents styles musicaux que la chanteuse a convié le public. Cette dernière alterne avec l’arabe, l’espagnol, le français, le portugais et l’anglais, parfois au sein même de la chanson qu’elle entonne.

Mais ce mélange de genre crée une ambiance envoutante que les très beaux effets lumineux et l’emploi judicieux de fumée transcendent. En effet, la chanteuse, mais aussi ses excellents musiciens, sont régulièrement mis à l’honneur alors que la diffraction de la lumière au sein de la fumée génère des effets très réussis.

Sophia Charaï a une voix magnifique et sait en jouer à la perfection. Elle change de registre avec une facilité déconcertante et enchante tout du long de son concert un public rallié à sa cause

Du flamenco au jazz, de la bossa au pop, le public en a pour tous les goûts et l’enchaînement des divers titres est particulièrement réussi et permet de s’évader à l’autre bout de la Terre.

L’artiste livre un véritable show très dynamique ponctué de prises de parole dans lesquelles elle explique la genèse des chansons ou leurs significations. Le tout avec une joie et un humour communicatif.

Mais un concert ne serait rien sans musiciens et la chanteuse a su s’entourer d’artistes formidables qui ont tous eu leur moment d’honneur lors du show.

Mathias Duplessy, époux de la chanteuse, est un guitariste franchement impressionnant. Sa maitrise de son instrument force l’admiration, tout comme l’énergie intense qu’il met dans chacun des morceaux. Il troque d’ailleurs sa guitare pour un violoncelle qu’il manie avec brio lors d’une très belle chanson. Sa convaincante prestation vocale lors d’un très beau chant diaphonique est d’ailleurs un fort beau morceau du spectacle.

Le pianiste, Tony Raymond, était impressionnant. Le magnifique morceau qu’il a interprété pendant le changement de tenue de Sophia Charaï était formidable. Le musicien passait sans heurt du piano classique au clavier, jouant même parfois des deux instruments en même temps.

Sébastien Lété a la batterie était superbe. Son interprétation se mariait à merveille avec la voix de la chanteuse sans jamais la couvrir.

Quant au percussionniste Ricardo Garaeta, qui avait aussi la tâche délicate d’utiliser de multiples accessoires pour illustrer la ligne mélodique, c’est aussi l’un des compositeurs des chansons de l’artiste.

Clément Amirault au trombone a était imposant et certains passages ont particulièrement mis en valeur la maestria de sa technique.

Enfin Stephen Bedrossian, le contrebassiste, a joué de son instrument avec brio et a accompagné de fort belle façon tout le concert.

Mais entre les belles chansons et mélodies de Sophia Charaï en grande parties issues de son dernier album Blue Nomada, l’artiste a aussi fait venir sur scène deux guests, magnifiques musiciens.

Un accordéoniste, Bastien Charlery, qui a apporté les belles notes de son instrument à la musique et s’est immiscé avec talent dans la mélodie de Shouff Shouff la chanson reprise par l’artiste lors de son rappel. Cette partition extrêmement rythmée, dont le refrain est facile a entonner en cœur a permit à Sophia Charaï de jouer avec un public conquis lui demandant de servir de choriste.

Yvan Cassar, le pianiste Johnny Hallyday entre autre, a remplacé sur la fin du concert le pianiste pour offrir deux chansons intimistes dans lesquelles la voix puissante et chaleureuse de la chanteuse a été mise d’une bien belle façon à l’honneur sur les notes égrainées par un piano solitaire.

L’un des moments forts d’un concert qui en a compté pléthore. Et qui donne vivement envie de découvrir plus avant une artiste solaire au style international faisant voyager dans le monde entier, vibrer, rire et touche profondément.

Un concert fort réussi avec des musiciens brillants accompagnants des chansons de passion.

Vous pouvez découvrir des clips de l’artiste ci-dessous, dont un extrait de superbe Shouff Shouff qui donne une belle pèche.

- SITE OFFICIEL

CLIP VIDEO

Sophia Charaï - I AM A WOMAN


Sophia Charaï - CANCION DE LA LUNA


Sophia Charai - teaser (Shouff Shouff) - concert Paris - 6 juin 2016 - Pan Piper


COMMUNIQUḖ DE PRESSE

Cinq ans après son album Pichu Pichu, la chanteuse marocaine Sophia Charaï nous propose avec Blue Nomada un nouveau tour du monde musical porté par sa voix radieuse et sensuelle. Toujours généreuse et à l’aise autant dans le jazz que le flamenco, la pop, le rock et les musiques du monde, Sophia Charaï poursuit son exploration des musiques mondiales. Tout au long de Blue Nomada se rencontrent le Brésil, le jazz, le flamenco, la musique indienne, arabe, la bossa, Ravel…

Un monde merveilleux va s’ouvrir devant vous, passez la porte et rejoignez Sophia Charaï et ses musiciens... entre Alice de Lewis Caroll et le monde fantastique d’Elephant Man, Sophia nous invite dans un monde imaginaire où les femmes auraient disparu et il n’en resterait plus qu’une, considérée comme un animal de foire et montrée comme telle par un dompteur ! Un scénario fou pour nous faire réfléchir sur la place des femmes dans le monde.

« Sophia Charaï, chanteuse à la voix d’or, mais aussi photographe, actrice, et styliste, aimant marier le glamour à la provocation, "a appris à Paris l’art du mélange cosmopolite" (Le Monde). »

De sa ville natale, Casablanca, Sophia garde son amour pour le rythme, le dialogue entre les langues et les cultures, et une curiosité sans borne. Enfant, elle écoute du jazz, de la soul, Chopin, Smahan, découvre les paillettes de Maritie et Gilbert Carpentier, et les films égyptiens avec l’immense Farid El Atrache. Riche de ces multiples influences qui viennent nourrir son enfance, elle décide d’étendre le champ des possibles à 17 ans, et rejoins Paris pour des études d’architecture.

Dans cette autre ville multiculturelle, Sophia retrouve certains de ses repères, mais fait également une découverte qui va modifier le cours de sa vie : les clubs de jazz parisiens. Frappée par cette musique qui la transporte et la touche, Sophia se mue en chanteuse de jazz. C’est dans ses pérégrinations parisiennes qu’elle rencontre Mathias Duplessy, multi-instrumentiste, mais surtout guitariste, compositeur et producteur.

Ensemble, ils commencent un long voyage, qui ne cessera plus ; parcourant notamment l’Espagne et l’Inde où ils enregistrent des bandes originales de films indépendants, partagent des jams sessions effrénées, multiplient les concerts et rencontres. Sophia apporte ses envies de rythme, de découvertes, de voyages, ses mélodies, ses textes, et Mathias construit, compose, arrange. Dans leur musique se rencontrent le Brésil, le jazz, le flamenco, la musique indienne, arabe, la bossa, Ravel…

De cet intense échange naît un album Pichu sorti en 2011 chez Universal Classics & Jazz, fortement plébiscité par la presse et le public qui se délectent de la musique inventive, et métissée qui leur est présentée.

Forte de cette dynamique Sophia Charaï sort en avril 2016 Blue Nomada pour nous faire voyager sur les routes nomades cette fois. Elle invente dans ce nouvel opus, un blues sans frontières, en arabe, espagnol, portugais et anglais, issu d’un savant mélange dont elle a le secret. Toutes ces langues s’entremêlent pour nous faire découvrir une musique d’un genre nouveau, à la croisée des chemins.

Dans Blue Nomada, Sophia, en s’inscrivant dans la droite lignée de ces précédents albums, revendique sa différence et bouscule les codes pour mieux créer, associe ce qui semble s’opposer pour mieux dévoiler les liens entre des musiques qui n’ont pas vocation à se rencontrer : le flamenco, le jazz, la bossa.

Détournant les frontières et bousculant les codes, Sophia Charaï mélange les rythmes et les langues, vogue de la pop au jazz, entourée des pianos brésiliens de Phillippe Baden Powell, des percussions de l’argentin Minino Garay, du contrebassiste cubain Felipe Cabrera et de la guitare manouche de Mathias Duplessy. A la manière d’un peintre, elle nous propose un collage impressionniste coloré, riche, nostalgique et tendre.

Son timbre chaud et envoûtant fait merveille sur tous les types de musiques que ce soit une valse de violoncelles dénudés à la Luz Casal, un boléro cubain en arabe, un six huit africain en français, un reggae aux parfums Gnawas, tel est la variété des mélanges brûlants que l’on retrouve dans l’album Blue Nomada.

La voile au vent, on tangue entre les espaces et le temps, dans une fascinante alchimie où se mêlent les épices de la vie, le musc et l’encens, la liberté, et le partage.


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