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Pauline Croze : Le concert

Date : 31 / 05 / 2016 à 08h51
Sources :

Unification


Pauline Croze a sorti son dernier album Bossa Nova le 27 mai 2016 chez Un plan Simple / Sony Music 4 ans après Le prix d’Eden, son troisième album.

L’artiste a fait un concert très agréable reprenant une grande partie des titres de son album au restau-club Mexicain La Mano.

Un album dans lequel elle reprend de grands titres de la chanson et les réinterprète en mettant en avant une musique délicate et épurée laissant une grande place à la guitare. De plus, des arrangements particulièrement bien travaillés permettent à sa voix très avenante d’être parfaitement mise en valeur.

Entouré de ses musiciens et d’un cœur de deux jeunes femmes, la chanteuse a invité d’autres chanteurs sur scène : Pierre Barouh pour la très dynamique Samba Saravah et Flavia Coelho qui l’accompagne dans Essa Moça Ta Differente et dont la voix plus aiguë sert de parfait contrepoint à celle de Pauline Croze. La chanteuse n’a d’ailleurs pas hésité à demander au public d’entonner certains refrains avec elle, notamment sur sa très belle reprise de Voce Abousou, où elle mixe la version française de Fais comme l’oiseau en intégrant le refrain brésilien.

Les temps forts ont été légions dans le concert et la diversité des titres permet à chacun d’avoir sa, ou ses, chansons préférées.

L’album présente des titres en français, mais aussi en portugais. Et même si parfois les paroles nous échappent, l’air est toujours entraînant voire entêtant. La belle voix chaude de l’artiste porte d’ailleurs parfaitement les différentes partitions et les titres retenus étaient tous bien agréable à écouter d’autant que leur alternance étudiée permettait de varier les rythmes et les émotions. On pouvait ainsi passer d’une certaine mélancolie matinée de souvenirs à une expression enjouée porteuse d’une grande envie de vivre et de partager.

C’était donc un concert chaleureux et bon enfant permettant de (re)découvrir avec joie de grands titres de la chanson. L’artiste a une très belle voix qu’elle manie parfaitement et l’instrumentalisation de ses chansons permet de trouver une excellente balance entre voix, musique et paroles.

Entre mélodie et chant, c’est parfois à un voyage à l’autre bout du monde que nous convie Pauline Croze. Une destination prémisse aux rêves que l’écho de sa voix vient hanter longtemps après que les derniers accords ne se soient tus.

Son très bel album est disponible, mais pour ceux qui aiment le live, je les encourage vivement à aller écouter la chanteuse qui est de nouveau en concert le 16 juin 2016 au Café de la Danse (5 Passage Louis-Philippe, 75011 Paris).

Vous pouvez d’ailleurs découvrir ci-dessous les clips de certaines de ces chansons.

Un concert très agréable avec une artiste dont la voix est fort plaisante à écouter.

- SITE OFFICIEL

CLIP VIDEO

Pauline Croze – Voce Abusou


Pauline Croze – Voce Abusou (session acoustique)


Pauline Croze - La chanson d’Orphée (Manha Do Carnaval) [session acoustique]


Pauline Croze - Samba Saravah (session acoustique)

COMMUNIQUḖ DE PRESSE

Pauline Croze sur les plages de Rio, cela sonne comme une évidence… En mode à la coule, sans presser le pas, la Française adopte le tempo qu’il faut. Elle appose son style, ajuste son interprétation, sur un répertoire majuscule. « Dans la bossa nova, il y a un vrai sens de l’économie, un sentiment de dépouillement. Ça traîne, ça freine, ça flotte… »

Un brin décalé, un sens de l’oblique, sensuel, qui colle parfaitement à celle dont la marque de fabrique sont les cordes subtiles, voix voilée et guitare épurée. La bossa nova, « une tristesse un peu apaisante » comme elle sourit, une bande-son qui soigne les bleus à l’âme.

Pas question de reprendre à la virgule près ceux qui l’ont précédée en la matière. Tout au long de Bossa Nova, il s’agit d’honorer l’esprit, sans coller à la lettre près. Sonorités r’n’b, échos de l’électro, samples de kora, le climat « électro-acoustique » offre de nouvelles perspectives à ces chansons éternelles. La Fille d’Ipanema, Samba Saravah, Essa Moça Ta Diferente, toutes retrouvent un air de jeunesse en prenant des chemins buissonniers, en osant un nécessaire pas de côté qui incite à prendre la pause dans la folle course du monde…

Quatre ans depuis Le prix d’Eden, son troisième album. Onze ans depuis qu’elle se révéla aux oreilles du grand public avec son premier disque éponyme. A l’heure où tout accélère, où l’horloge antidate illico le moindre projet branché, Pauline Croze prend le temps de ne pas se presser. Hors des modes, elle joue non pas à contre-courant, juste en suivant sa pulsation intérieure. Des Transmusicales qui la célébrèrent dès 2004 à L’Olympia qui consacra son succès, la native du 93 a très tôt choisi de ne pas enchaîner au risque de se perdre. De suivre son instinct, mi sauvage, mi fragile, quitte à surprendre : sur son deuxième album, Un Bruit qui court, elle dévoilait déjà une autre facette de sa personnalité, un bon sens du groove. Celle qu’on voulut simplement mettre dans le costume, un peu étriqué, de la chanteuse folk-pop rappelait son goût pour les musiques métisses, pour les rythmiques venues d’Afrique, mais aussi son désir de ne pas se contenter d’une formule calibrée. « L’innocence, c’est comme quand on fait les choses pour la première fois. On n’a pas de référence d’erreur ou de réussite. On reçoit ce qu’il se passe de la manière la plus pure. Comme on le fait sans réticence spéciale, c’est peut-être ça qui fait que ça marche. », rappelait-elle en 2014, lors de la soirée Mix ta Race. Elle y confiait être en « recherche de cette spontanéité ». Un an plus tard, cette autre dame brune de la chanson française change une nouvelle fois de peau, pas de voix. La sienne, originale, l’emmène vers la bossa. Pauline et les doux rivages carioca, cela sonne comme une évidence… Sur les plages de Rio, en mode à la coule, la Française adopte le tempo qu’il faut.

« La bossa m’attire depuis longtemps. Le point de départ, ce fut Orfeo Negro, un film que j’ai vu à dix-sept ans : la bande-son et la danse, la favela fantasmagorique et les allégories sur la mort… » C’est ainsi qu’elle fredonne l’éternel Manha de Carnaval, l’un des anthems de cette esthète révolution de velours. De même, elle fait sien l’éternel refrain de A Felicidade, un thème qu’elle aime emprunter depuis belle lurette, juste pour elle. « Je n’avais pas le courage d’oser le jouer devant les autres… » C’est chose bel et bien faite : Pauline Croze appose son style, ajuste son interprétation, à cette chanson phare du répertoire de Tom Jobim, auteur majuscule et référence majeure. « Ce qui m’intéresse dans la bossa, c’est le rapport guitare/voix. La quintessence ! Il y a un vrai sens de l’économie, un sentiment de dépouillement, mais constamment un rien de swing nonchalant. Ça traîne, ça freine, ça flotte… » Un brin décalé, un sens de l’oblique, sensuel, qui colle parfaitement à celle dont la marque de fabrique repose sur un rapport entre l’harmonie et le rythme, conjugué à l’imparfait de son singulier suggestif. Sa signature, ce sont les cordes subtiles, voix voilée et guitare épurée. Des qualités naturelles qui lui permettent, sans forcer, de donner sa vision, originale, de ce sentiment diffus, « une tristesse un peu apaisante » comme elle sourit. La bossa nova, une bande-son qui soigne les bleus à l’âme, qui calme les esprits, une douce onde qui résonne autrement ici. Pas question de simplement reprendre à la virgule près ceux qui l’ont précédée en la matière. A quoi bon…

Elis Regina et Les Eaux de Mars, Nougaro et sa reprise du terrible Berimbau, les exemples ne manquent pas, mais si elle les connaît bien, Pauline Croze a préféré ne pas s’y référer pour oser le défi de s’y mesurer. « Je n’ai pas trop écouté les versions précédentes pour ne pas me limiter. Ça me permet de chercher mon interprétation, mon feeling, par rapport à ses chansons. C’est déjà suffisamment difficile de reprendre ce répertoire. Ça me permet d’exprimer des choses que j’ai fond de moi. Cette musique fait partie de mon ADN… » La chanteuse emprunte de longue date à la musique latine, notamment le son cubain, à l’Afrique qu’elle a sillonné lors d’une tournée en 2009. Elle y ajoute ses propres inflexions, comme désormais elle annote les classiques grande classe qui balisent l’histoire de la bossa : La Fille d’Ipanema, en se basant sur l’adaptation de Sacha Distel, autre esthète adepte, et Samba Saravah, cette âme bohème magnifiée par Pierre Barouh, Voce Abousou, où elle mixe la version française (Fais comme l’oiseau) et l’originale, et La Rua Madureira, une mélodie de toute beauté ciselée par Nino Ferrer. Autant d’hymnes à la belle ambigüité, à la douce amertume de cette samba aux teintes bleu nuit. Quant au Jardin d’hiver, enregistré au crépuscule de sa vie par Henri Salvador, il s’enrichit de discrètes couleurs reggae…

A chaque fois, il s’agit d’honorer l’esprit, sans coller à la lettre près. « Nous sommes partis pour chaque titre de la guitare acoustique de Bruno Ferreira, des interprétations à partir desquelles Serge Sentis mon co-arrangeur posait les bases, que je reprenais ensuite seul pour ajuster ce qui me semblait aller dans la direction artistique souhaitée par Pauline », assure Richard Minier, aux manettes de cet album. « On voulait garder la spontanéité des premières idées de production, sans devoir ajouter des rere de voix. Tout s’est fait en mode cool, en moins de deux mois… » Sons de synthé venant du r’n’b, échos de l’électro, samples de kora et de percussions maliennes, les arrangements offrent de nouvelles perspectives, un climat « electro-acoustique » propice à souligner l’élégance de la bossa nova. Totalement raccord, l’immense Brésilien Vinicius Cantuaria vient d’ailleurs donner la réplique le temps d’un titre. « C’est toujours un challenge de s’attaquer à des chansons ultra connues, reprend Minier. Le but était de coller à la voix au grain particulier de Pauline… » D’ajouter un zeste de pop métissée, tout à fait adapté au sujet. Exemplaire de cette démarche, le pas chaloupé qu’elle adopte au moment de suivre Essa Moça Ta Differente de Chico Buarque, qu’elle pimente de quelques pointes « electro ». Pour transcender ce tube de l’été, « très associé au machisme depuis la pub Schweppes », Pauline Croze invite non sans malice une sœur d’âme, la jeune Cubaine Niuver, pour un duo au diapason. « J’aime sa voix. Elle m’aide à équilibrer la mienne. » Pas de doute, cette collaboration résume l’état d’esprit de ce recueil, un remède plus qu’un intermède, qui incline à prendre les chemins buissonniers, un nécessaire pas de côté qui incite à prendre la pause dans la folle course du monde…

GALERIE PHOTOS

Pauline Croze : Bossa Nova



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