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Petites réflexions en forme de séries (3)

Date : 20 / 05 / 2014 à 07h30
Sources :

Unification


NuqneH !

Après avoir étudié Star Trek et Stargate Universe, place à Babylon 5, série atypique créée pour une fois d’un seul trait de plume : le dernier épisode était écrit dans la tête du créateur, en même temps que le premier. Et si les aléas de la production ont obligé Joe Michael Straczynski, le papa de B5 à revoir sa copie, il n’en reste pas moins une série extrêmement bien construite qu’on ne peut quitter avant la toute fin !

Babylon 5 nous raconte l’histoire d’une station spatiale, carrefour de plusieurs civilisations en conflit et qui tente de préserver à travers d’un univers sans cesse bouleversé, une paix qui semble de plus en plus fragile.

Une fois encore, nous voici devant une série-saga, narrant l’histoire complète de personnages qui changeront tant qu’on ne les reconnaîtra que bien peu le dernier épisode arrivé.

Trois personnages principaux évolueront de façon croisée. Delenn, la Minbari mystique et impassible deviendra peu à peu si humaine qu’elle s’unira au Capitaine commandant la station Babylon 5 ; G’Kar, le maquisard rebelle deviendra Messie pour son peuple et Londo Molari, ambassadeur bon vivant et sympathique finira par se révéler un monstre, dont il sera la propre victime.

L’intérêt d’une série écrite de bout en bout à l’avance est qu’apparaissent dans des épisodes des détails qui prendront leur importance bien plus tard. Des trous qui se bouchent au fur et à mesure des développements de la saga, permettant ainsi un tout bien plus cohérent que pour une série écrite au fur et à mesure.

La musique de Christopher Franke, sublime, donne un écrin de choix à ces batailles spatiales, épopées héroïques se déroulant dans des décors fabuleux…

Comme dans Star Trek, les épisodes nous poussent bien souvent à la réflexion, avec des thèmes humanistes toujours proposés assez simplement pour ne pas tourner au cours de philosophie et rester dans le divertissement.

Babylon 5, bien que souvent bien sombre de par ses histoire est un flamboiement de couleurs, tant dans les images que dans les différentes races protagonistes, des aventures et des thèmes proposés.

Ici encore, l’univers créé est complet, riche et aussi réel que peut l’être une fiction de S.-F.

Un petit joyau supplémentaire dans l’univers des séries, joyau qui, hélas, n’a été diffusé que sur canal +, ou des chaînes câblées. Dommage, car elle "a tout d’une grande", comme disait un émir de mes amis…

Je vais maintenant rejoindre les Vorlons pour m’enfouir dans leur univers onirique, et cela dans mon lit drapé de soieries Minbari.

Et comme disait Khaless : « Je n’ai plus rien à dire. Je pleure… »

Qapla’



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