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Goal of the Dead : La critique

Date : 04 / 03 / 2014 à 11h50
Sources :

Unification


SYNOPSIS

Goal of the dead : Première mi-temps Pour l’Olympique de Paris, aller disputer ce match amical à Capelongue aurait dû être une simple corvée de fin de saison.
Personne n’aurait pu anticiper qu’une infection très semblable à la rage allait se propager et transformer les habitants du petit village en créature ultra-violentes et hautement contagieuses.
Pour Samuel - l’ancienne gloire proche de la retraite, Idriss - le prodige arrogant, Coubert - l’entraineur dépressif ou encore Solène - la journaliste ambitieuse, c’est l’heure de l’affrontement le plus important de leur vie.

Goal of the dead : Deuxième mi-temps Alors que les supporters enragés rôdent dans le village dévasté de Capelongues, pour Sam, un tout autre cauchemar commence. Barricadé au commissariat avec d’autres survivants, il doit affronter la jeune Cléo, son bourru de père, et Solène, qui ne l’a pas oublié.
Pendant ce temps, Idriss et Marco, planqués au stade, cherchent à s’échapper et règlent, eux aussi, quelques comptes avec leur passé.

NOTRE AVIS

Le film de genre n’est pas très apprécié en France. Du moins par les fournisseurs de fond. Ces dix dernières années les Espagnols et les Anglais nous ont offert de véritables bijoux dans les domaines du fantastique, de l’horreur et de la science fiction.
C’est aussi depuis une dizaine d’années que le film de zombie est devenu de plus en plus présent dans nos salles de cinéma, mais aussi à la télévision, dans les bandes dessinées, les livres et les jeux vidéo.

Georges Romero a donné à ce genre ses lettres de noblesse grâce à La nuit des morts vivants en 1968. Mais il faut avouer que le genre a moins servi à dénoncer les dérives d’une société qu’à vouloir faire peur avec un petit budget. Peur ou parfois rire car souvent les films de zombies ne sont pas très bons (c’est parfois un euphémisme) et ils en deviennent particulièrement drôles dans le genre nanardesque. A moins bien sûr de se retrouver directement dans la case navet indigeste.

En 2004 un film révolutionne le genre en transformant le film d’horreur ou sociétal en comédie horrifique : Shaun of the dead qui élève le film de zombie à une œuvre cinématographique jubilatoire par ses qualités intrinsèques. Depuis de très bonnes comédies zombiesques nous ont été offertes (Fido, Planète terreur, Bienvenu à zombieland, Dead heads, A little bit of zombie pour n’en citer que quelques unes très réussies).

C’est dans cette lignée que Goal of the dead a vu le jour. On ressent d’ailleurs rapidement les allégeances voulues par les réalisateurs vis à vis de Shaun of the dead et de Bienvenu à zombieland, ainsi que d’Une nuit en enfer (dans un genre un peu différent).

C’est aussi suite à l’inspiration des films Grindhouse et de leur double programmation que cette idée folle de faire deux films moyen métrage en un leur est venue. En effet, il y a derrière Goal of the dead l’envie de faire un film qui sort de l’ordinaire avec deux réalisateurs, deux atmosphères différentes et deux œuvres cinématographiques séparées par un entracte qui permet de faire un break dans l’histoire, soit un dyptique original.
Le scénario est basé sur la même lignée : l’équipe de football de Paris va jouer son 32ème de final de coupe de France dans un petit village français. Et là un infecté va rendre les supporters… très agressifs.

Les acteurs sont les mêmes dans les deux films. Le deuxième reprenant au même endroit que la fin du premier.
Quand à l’idée elle est venue de l’envie de faire une comédie horrifique typiquement française d’où le football au cœur de l’histoire. Cela permet en plus des codes du genre zombie, de surfer sur les clichés du football (hilarante prestation de Pierre Ménès, véritable journaliste sportif) et de ceux de la province, notamment dans les petits villages.

On peut se dire qu’à la lecture du scénario qui tient sur un ticket de bus, on risque de se trouver devant un film plus que moyen. Il n’en est rien. En effet l’histoire des deux films est très bien écrite. Les dialogues sont parfois très drôles et font souvent mouche. Ces derniers ne sont d’ailleurs jamais vulgaires ou faciles ce qui renforce le côté comédie de l’histoire.

Les comédiens sont très bons. Leurs rôles sont parfois un peu caricaturaux, mais les personnages, à l’exception du « méchant » agent, sont attachants et on regrette que certains d’entre eux meurent. Il faut donner une mention spéciale à l’entraineur un peu dépassé par les évènements mais toujours à fond dans le football et son esprit originel. Les joueurs de football se sont d’ailleurs entraînés très sérieusement au foot en salles avec l’équipe des Hyènes du 18ème arrondissement de Paris pour être crédibles à l’écran.

Parlons maintenant des deux films plus particulièrement.

Goal of the dead : Première mi-temps
Le premier film installe les personnages, l’histoire et le décor. L’action se passe en grande partie en journée et en plein air. L’image est belle et les répliques fusent. On ne voit pas le temps passer et lors du twist final de l’histoire on n’a l’impression que seulement une demi-heure s’est écoulée. Ce volet est globalement plus tourné vers la comédie et si certaines actions peuvent faire sursauter, le film ne fait pas peur.
Le réalisateur Benjamin Rocher a fait ses armes cinématographiques sur La Horde, long métrage qui tournait déjà autour des zombies mais version plus sombre, violente et gore.

Goal of the dead : Deuxième mi-temps
Le deuxième film du dyptique se passe en pleine nuit et souvent dans des lieux clos. Le film lorgne plus vers l’horreur bien que l’humour soit toujours présent. La « balade » de 3 personnages à travers le village rappelle d’ailleurs la traversée de la banlieue londonienne des personnages de Shawn of the dead. Certains passages font sursauter et les morts, parfois guignolesques, s’accumulent. Le final est très impressionnant avec une photo magnifique.
Le réalisateur Thierry Poiraud est le co-réalisateur d’Atomik Circus et Le retour de James Bataille qu’il partage avec son frère Didier Poiraud. Deuxième mi-temps est son premier film en tant que réalisateur solo. Il est actuellement en train de tourner un autre film de genre.

En conclusion Goal of the dead gagne son pari de comédie horrifique. Les deux films réalisés avec un budget de 1,4 millions d’euros chacun montrent une très belle finition. On rit, parfois beaucoup, on vibre avec les différents protagonistes dont certains sont bien attachants et on frémit dans un film où gagner est synonyme de vie. Les réalisateurs, amoureux du genre et sachant partager leur passion à l’écran, nous régalent de clins d’œil vers d’autres œuvres similaires. Le film de genre made in France est finalement quelque chose qui n’est pas moribond. N’hésitez pas à voir ce dyptique, il en vaut vraiment la peine.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

- Durée du film : 1 h 10 et 1 h 08
- Titre original : Goal of the dead : première mi-temps et deuxième mi-temps
- Date de sortie : 27/02/2014
- Réalisateur : Benjamin Rocher et Thierry Poiraud
- Scénariste : Nicolas Peufaillit, Tristan Schulmann, Marie Garel Weiss
- Interprètes : Alban Lenoir, Charlie Bruneau, Ahmed Sylla, Patrick Ligardes, Bruno Salomone, Tiphaine Daviot, Alexandre Philip, Vincent Debost
- Photographie : Mathias Boucard
- Montage : Dimitri Amar, Nathalie Langlade, Stéphane Elmadjian
- Musique : Thomas Couzinier
- Costumes : Marion Moules, Matthieu Camblor
- Décors : Armelle Demange
- Producteur : Raphaël Rocher, Jérôme Vidal pour Capture the Flag Films
- Distributeur : Luminor

LIENS

- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ : Première mi-temps
- ALLOCINÉ : Deuxième mi-temps
- IMDB

PORTFOLIO



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