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Nos amis les Terriens : La critique

Date : 30 / 04 / 2007 à 00h00


Ce film magistral sur la condition humaine, a reçu depuis sa sortie à égalité je dirais, les honneurs d’une presse professionnelle assassine et les boutades gentillettes d’un public conquis. Eh oui. L’audace de ce tout jeune réalisateur Bernard Werber (et néanmoins déjà ‘Vedette’ en tant qu’écrivain) a littéralement ‘fait péter les plombs’ de la profession. Comment ? Cet ‘écrivaillon de bas étage’ se prendrait-il pour un cinéaste ? Et nos ‘merveilleux critiques’ de se gausser de ce nouveau cinéma en l’assimilant à une ‘nouvelle vague’ ratée… qui depuis, si je ne m’abuse est devenue une ‘période du cinéma français’ … pour ces mêmes critiques … dont les ‘illustres prédécesseurs’ s’étaient eux aussi offusqués de la nouveauté. Ah oui, difficile d’admettre que le monde change à l’heure où l’on voit tant de régressions s’abattre sur lui. Cela me rappelle quelque chose … hum… Un étonnant petit livre devenu un grand film Hollywoodien, tiens, dans le même ordre d’idées : La Planète des Singes ! Mais c’était les années soixante-dix, et ça parlait de futur ‘éloigné’ … de la Science Fiction, dans le pur sens du terme, un film qui respectait parfaitement les codes !


A défaut d’avoir su garder l’humour et le sens de l’observation décalé de l’auteur, un Français, je le rappelle, Pierre Boule. Werber ose lui nous parler d’un aujourd’hui qui dérange. A en juger par le ton agressif des critiques qu’il génère. Heureusement, le public lui, ne s’y est pas trompé, et j’espère bien qu’il continuera à ne pas se laisser influencer par ‘La Critique’, qui cette fois c’est sûr .. n’a vraiment rien compris ! Allez Tous Voir, Regarder, Ecouter, ce film, dans toute son ‘imperfection’, dans toute sa poésie, dans toute son originalité. Si vous en trouvez le temps, soyez curieux, lisez du Werber (je ne lui fais pas de pub, vous pouvez trouver ses titres en bibliothèque, il n’écrit pas ‘que pour l’argent’) il habite un univers qui mérite le détour !

On aime ou on n’aime pas, pas de demi-mesure avec ce gars-là. J’avoue que parfois, son discours peut être irritant … mais c’est parce qu’il ose parler des sujets qui fâchent ! Parce qu’il invite à réfléchir, dans une époque de régression en ce domaine. S’ouvrir l’esprit sera bientôt un délit, si l’on n’y prend pas garde, très bientôt ! Alors précipitez-vous ! Allez voir ce film avant que la censure s’en mêle … ou pire l’auto-censure. Qu’on ait réussi à vous faire croire que vous êtes incapables de comprendre … Second degré de rigueur ? Evidement, il n’y a plus que comme cela que l’on puisse encore parler de choses vraiment sérieuses …


A voir absolument, aussi l’interview croisée de Bernard Werber et Boris Cyrulnick par Gwen Douget pour les Films 13. Où un scientifique reconnu compare les cinéastes aux éthologues, où des sujets d’une extrême importance sont abordés avec pédagogie et simplicité ; où l’on fait le point sur le Pouvoir, qui chatouille tant de gens ces temps-ci en France, par exemple. Edifiant !

Merci à AlloCiné de se faire porte parole.

Et Merci encore une fois aux organisateurs du Festival Jules Verne Aventures, d’avoir choisi le Producteur de cette œuvre, pour toute son œuvre bien entendu, comme Président du Jury cette année. Merci pour cet après midi fantastique, en compagnie d’un conteur hors pairs, d’un visionnaire, dans le sens le plus pratique du terme : un homme qui voit. Qui voit dans et pour le cinéma un avenir phénoménal.

Claude Lelouch, c’est le cinéaste de l’Instinct.


La discussion qui a suivi la projection du délicieux L’Aventure c’est l’Aventure, ce dimanche 22 avril aura finalement enfoncé le clou ! ‘Lelouch, le voyeur’ … est un cinéaste qui cherche sans cesse à capter la moindre émotion, le plus insignifiant instant de vie, parce qu’il révèle toute la beauté de son art : Montrer.

Lelouch rêve d’un cinéma de l’instant, un cinéma de l’instinct. Ce qui arrive chaque jour à chaque seconde est potentiellement une histoire à raconter. Il s’émerveille de chaque instant et voit tous les êtres qu’il rencontre comme des personnages. Il me ravit quand il invite tous et toutes à se choisir un âge (le plus jeune possible) et à ‘le garder jusqu’à la fin’. Lui veut garder les yeux de ses dix-huit ans afin de préserver la fraîcheur de son regard. Moi, j’avais opté depuis longtemps pour la proposition de Souchon, et … ‘J’ai dix ans’ depuis toujours … Mais c’est bien la même chose en vérité ! Conserver toute sa vie la faculté de découvrir … même ce qui est déjà connu. Le point de vue peut tout changer !

Lelouch nous fait la grâce de nous considérer Tous et Toutes comme des Héros, ceux de notre propre Vie. A charge pour nous de devenir de bon scénaristes, si l’on veut que le film soit palpitant ! Aventuriers ? Contemplatifs ? Besogneux ou créatifs ? Il faut oser se donner le moyens de devenir ce que l’on veut. Etre ou ne pas Etre ? La question fut maintes fois posée.


Aujourd’hui encore, à l’heure où l’Humanité est face à un dilemme à la fois philosophique et pratique : Faut-il persister dans la dangereuse voie de la société de l’Avoir ou revenir à des valeurs plus fondamentales comme l’Existence, et donc, le choix d’Etre avant tout.

Avant de se préoccuper de ce que peuvent nous rapporter nos efforts, savoir ressentir ce qu’ils bâtissent en nous. Eprouver des sensations avant de compter les points. S’inquiéter de son propre bien être et de celui de ceux qui nous entourent avant de se demander si ‘on est le premier’.

Lelouch prône une démarche à la limite du scientifique : la curiosité à l’état brut. Regarder, plutôt que voir. Ecouter, mieux qu’entendre. S’il le pouvait, ses films seraient en quatre dimensions ! En relief et en odorama ! Lelouch rêve d’un cinéma plus que Vérité ! Lelouch rêve d’un cinéma vivant, sincère, ‘sur le vif’ … Il l’imagine … l’espère. Le prédit pour les générations futures, qui le souhaite-t-il ‘oseront’ encore plus que nous !


Le Temps du Rêve a vécu, pour des civilisations qu’on a crues dépassées. La limite entre Réalité et Fiction est parfois si mince qu’on peine à s’y retrouver. Force est de constater que l’existence peut avoir parfois des accents de fable voire de fresque épique. Il faudrait toujours être prêt à tourner selon Claude Lelouch, qui regrette chaque scène de Vie qu’il n’aura pas pu capter pour un film. Il se résigne en rêvant à ce cinéma du futur …

Lelouch rêve … et c’est bien pour ça qu’il nous fait rêver !

Est-ce pour cela qu’il a mis le pied à l’étrier à Bernard Werber ? Touché par sa façon de voir le monde ? Ces garçons, on pourrait se demander s’ils ne ‘viennent pas d’ailleurs’ tant leurs idées et la manière qu’ils ont de les partager est innovante … pourtant, je crois bien qu’ils sont simplement Humains, et qu’ils espèrent seulement un monde meilleur, portant peut-être, des êtres plus conscients … amis Terriens…

http://www.bernardwerber.com/


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