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La Dame en Noir : L’interview de Daniel Radcliffe

Date : 13 / 03 / 2012 à 20h15
Sources :

Source : Shocktillyoudrop


Le moins que l’on puisse dire, c’est que Daniel Radcliffe n’aura pas traîné pour passer à autre chose après le succès phénoménal de la franchise Harry Potter. Non seulement il vient de passer un an à Broadway où il jouait dans « How to Succeed in Broadway Without Really Trying  », mais il a aussi décroché son premier grand rôle au cinéma depuis son époque « magique », dans La Dame en Noir.
Adapté du roman culte de 1983 par Susan Hill, il s’agit d’une histoire de fantômes victorienne ce qu’il y a de plus traditionnelle, dans laquelle le personnage de Radcliffe, Arthur Kipps, un jeune avocat qui vient de perdre sa femme, est envoyé pour s’occuper des affaires d’un domaine qui pourrait bien être hanté par un esprit vengeur. A ses côtés, on retrouvera Ciaran Hinds (There Will Be Blood) et Janet McTeer (Albert Nobbs).

A l’occasion de la sortie du film, Daniel Radcliffe a bien voulu répondre à quelques questions :

Qu’avez-vous apprécié le plus à propos du fait de vous retrouver plongé dans la période victorienne ?

DR : D’un point de vue complètement superficiel, les costumes. Si je pouvais porter ce genre de trucs tout le temps, je le ferai. Quand vous les enfilez, vous vous tenez différemment, vous avez l’air légèrement plus vieux et ça m’a bien aidé. Ce qui est génial avec cette ère, c’est qu’elle est arrivée après que l’Angleterre ait traversé une longue phase païenne puis se soit désintéressée de toutes formes de spiritualité dès que le christianisme est arrivé. Avec cette période, l’Angleterre a commencé à revenir à l’idée d’esprits et de démons et à la notion de potentialité de transcender le monde réel et l’au-delà. C’était une idée très présente à l’époque et c’est très utile pour raconter des histoires de fantômes.

C’est un film Hammer, dans la plus pure tradition de l’horreur Britannique et de Christopher Lee ou Peter Cushing. Avez-vous voulu leur rendre hommage à travers leur performance ?

DR : Peter Cushing était le point central de tous ces films autour desquels le reste du chaos a pu se développer. Alors oui, absolument. Ou du moins, j’étais tout à fait conscient du fait que si ce film avait été tourné avant, ce serait lui qui jouerait mon rôle. Quand vous grandissez dans le milieu en Angleterre, vous connaissez ces films, l’importance qu’ils ont et ce qu’ils ont fait pour notre industrie cinématographique. Eux et aussi les comédies Ealing qui ont donné au pays une confiance dans ce domaine qu’il n’avait pas encore. C’est en tous cas, au niveau commercial, l’impression que j’ai. Ça nous permet aussi d’aller plus loin dans l’horreur. On peut revenir aux vieux standards comme les jouets flippants ou la maison hantée et toutes ces choses récurrentes, parce que c’est Hammer et que personne ne questionnera la légitimité de la chose. Le film est en deux parties. Les 45 premières minutes, on se rapproche de films comme Les Autres ou L’Orphelinat en terme de ton et après ça, ça devient beaucoup plus grandiloquent. Une fois qu’on entre dans la maison, il n’y a plus que James (Watkins, le réalisateur) qui joue avec le public.


De manière intéressante, votre personnage oscille entre ce type qui doit faire son boulot et celui qui se pose des questions sur l’existence d’un monde surnaturel.

DR : Absolument. L’une des premières questions que j’ai posé à James quand je l’ai rencontré était, « Pourquoi reste-t-il là ? » A la lecture de la première page vous savez que ça va mal finir genre « Mais sors de là, idiot ! » Il y a une réplique géniale où je dis « Oh, ça ira, je vais juste passer la nuit à travailler. » Et là, vous vous dites… (rires) Puis James m’a dit que c’était un jeune homme qui avait perdu son épouse et qui commence à voir le fantôme d’une femme. Avoir la confirmation que c’est bien de ça dont il s’agit voudrait dire qu’il y a une vie après la mort et qu’un jour, il retrouvera sa compagne. J’imagine qu’il reste là pour se consoler.

Mais dans les films d’horreur, il y a ce qu’on appelle le subtext, quelque chose qui va au-delà des apparences. Quel était l’élément de subtext qui vous a attiré vers ce film ?

DR : Ce que j’ai aimé c’est qu’il n’était pas comme tous les autres films du genre. C’est un film d’horreur, ça ne fait aucun doute, mais centré sur un personnage et qui traite de sujets plutôt forts. Pour moi, il s’agit de voir ce qui nous arrive quand on est affecté par la perte d’un être cher. Arthur est dévasté par la perte de sa femme, il s’est complètement déconnecté du monde, de son fils et de sa vie. Il est aussi arrivé quelque chose de terrible à la Dame en noir, elle ne s’en est jamais remise et s’est laissée consumer par le chagrin et la rage pour finir par emporter son désir de vengeance avec elle dans l’au-delà. Et puis il y a le mariage des Fisher qui bouscule tout. Le fait que Ciaran ne veuille pas ouvrir les yeux et que Janet ait des visions. Tout le monde réagit de manière différente face au chagrin dans ce film. Si vous voulez, il y a un combat entre Arthur et la Dame en noir et ce sera à celui ou celle qui tournera la page en premier.

Ils sont les deux faces d’une même pièce.

DR : Tout à fait. Ils ont tous les deux une réaction extrême mais différente face à la mort.


La Dame en noir est Copyright © Alliance Films et Hammer Film Productions Tous droits réservés. La Dame en noir, ses personnages et photos de production sont la propriété de Alliance Films et Hammer Film Productions.



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