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Les Immortels : Pas grand-chose à voir avec la mythologie grecque

Date : 25 / 11 / 2011 à 00h10
Sources :

Source : Comingsoon



On serait tenté de dire qu’on avait bien saisi ce point de détail. Après Henri Cavill et Isabelle Lucas, c’est donc au tour du réalisateur Tarsem Singh de nous parler du film. Voici quelques unes des questions auxquelles il a bien voulu répondre pour Comingsoon.

Quand avez-vous découvert ce projet ? Et combien de temps avez-vous mis pour trouver le style que vous vouliez lui donner avant de commencer à tourner ?

T.S : Je pense qu’on m’en a parlé pour la première fois il y a à peu près trois ans de ça. Je me suis dit que des Dieux vivant dans notre monde actuel m’intéressait plus qu’un film Grec, et J’ai pensé, « Vous savez quoi ? Un film d’action serait bien parce qu’en ce moment, tout le monde pense que je ne veux pas en faire. » Il n’y avait pas de flingues ou de balles mais des épées et des sandales, et en ce moment, ça marche alors j’ai dit « d’accord ».


Je voulais aller vers la Renaissance, mais on aurait du demander des autorisations. J’ai aussi voulu voir si on pouvait en faire quelque chose de post-apocalyptique mais il s’est avéré que de rester dans l’époque d’une pseudo Grèce antique était suffisant. Je me suis juste inspiré un peu plus des peintures de la Renaissance pour trouver le style qui m’intéressait. En fait, je me suis dit que les scènes du Caravage convenaient bien, et que si ça se passait dans la Grèce antique, ce serait bien aussi. Il suffit d’imaginer des Grecs dans les peintures de la Renaissance. C’est le look que je recherche.

Connaissiez-vous déjà la mythologie Grecque ?

T.S : C’est presque aussi bien que les contes de fées. Vous grandissez avec, on vous en parle tout le temps à l’école, donc je connaissais très bien. Mais ce projet n’a pas grand-chose à voir avec la mythologie Grecque à part pour les thèmes universels où les Dieux interviennent quand ça leur plaît. Les Dieux sont aussi, si ce n’est même plus tordus que les Humains avec leur inceste et compagnie.


Comment avez-vous travaillé avec votre équipe pour créer ce style ? Avez-vous des images ou des livres de référence à leur montrer ?

T.S : Je travaille sur place principalement. Je dis juste « je veux que le plateau soit éclairé comme ça ». Bien avant que les cameramen n’arrivent, je commence à travailler sur le design et à réfléchir. Dans ce cas présent, la difficulté venait du fait que même si le décor était petit, je ne voulais pas qu’ils le construisent sur une petite scène. Même s’ils disaient que ce serait du gâchis. Non, je veux un gros éclairage qui vienne de loin. Ça doit avoir l’air de venir du doigt de Dieu comme dans le tableau du Caravage. Vous ne pouvez pas construire un petit décor et dire que vous allez éclairer ça de manière intime. Sauf si c’est un décor fermé. Mais quand c’est un paysage, ça doit être sur une très grande scène. Donc je commence avec les décors et quand ils sont créés, je me contente de dire que j’utiliserai tels angles, que la lumière sera dirigée de telle manière, parce que je ne fais les story boards que très tard. Et puis j’envoie le tout au directeur photo.

Comment ça marche quand on fait de l’action ? Parce qu’habituellement avec ce genre, on a besoin des story boards ou de quelques croquis pour être sûr que ça fonctionne.


T.S : Non, sauf pour les combats des Dieux, on avait absolument aucun story boards, pas plus que pour celui de Thésée. La seule chose que j’ai ‘boardée’ pendant le tournage, c’était la descente de Dieu qui venait écraser des têtes. Je ne voulais pas que ça a l’ait trop dynamique. Ça devait être assez statique, parce que du point de vue de Dieu, les Humains sont trop lents, donc je ne voulais pas que ça soit accéléré. Ça devait ressembler à une peinture dans laquelle il ne faisait que passer, pendant que les autres avaient à peine le temps de réagir.

C’est une brillante idée d’avoir choisi Mickey Rourke pour incarner le roi Hypérion. Avez-vous collaboré avec les acteurs sur le développement de leur personnage ou s’agissait-il de leur faire faire ce dont vous aviez besoin pour que ça corresponde à votre vision ?

T.S : Il fallait que ça corresponde oui. Tout le monde savait que je voulais que Mickey vienne faire dérailler un peu la machine. Il faisait tout ce que je lui demandais mais il y rajoutait une sorte d’imprévisibilité. C’est ce que je voulais. On avait vraiment besoin d’un personnage qui intimiderait sans faire quoi que ce soit de méchant. On a fini par lui donner une scène d’action où il brûle un gars, mais ce n’était même pas nécessaire. Vous flipperiez encore plus si un type se mettait à genoux devant vous et se coupait la langue, là vous sauriez qu’on ne rigole pas avec lui. Il faut arriver à trouver un juste milieu.


Les immortels est Copyright © Universal Pictures et Relativity Media Tous droits réservés. Les immortels, ses personnages et photos de production sont la propriété de Universal Pictures et Relativity Media.



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