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Cartoonist 2013 : Shiori Teshirogi - "Kurumada m’a donné carte blanche"

Date : 24 / 04 / 2013 à 20h05
Sources :

Source : Unification France


En 2005, Shiori TESHIROGI n’imaginait pas pouvoir dessiner le préquel officiel d’une de ses séries cultes. C’est pourtant elle qui fut choisie pour dessiner Saint Seiya : The Lost Canvas, histoire se déroulant 200 ans avant les aventures des Chevaliers du Zodiaque et relatant la bataille entre les Chevaliers d’Athéna et les Spectres d’Hadès. Le manga a donné lieu à une série d’O.A.V encore en cours. Bien que l’histoire du manga soit terminée, Shiori TESHIROGI n’en a pas terminé avec l’univers de Saint Seiya. Elle travaille actuellement sur The Lost Canvas Chronicles, recueils d’histoires annexes en marge de la trame principale. Nous avons pu rencontrer cette auteure qui a gentiment répondu à nos questions.

Saint Seiya a-t-il eu un impact particulier dans votre choix de carrière ?
Oui, mais plus que Saint Seiya, c’est surtout l’ensemble de l’œuvre de Masami Kurumada qui m’a influencé dans mon choix de carrière.

Comment vous êtes vous retrouvé sur The Lost Canvas ?
Il y a longtemps, je me suis rendue à une séance de dédicace de Masami KURUMADA. Quand je l’ai rencontré, je lui ai offert un de mes mangas qui avait été publié et je lui ai dit « Je suis devenue dessinatrice professionnelle grâce à vous qui m’avez influencé dans mon choix de carrière. ». Je pensais que ça s’arrêterait là mais deux ans plus tard il m’a contacté en me disant J’ai lu votre livre. Je trouve ça excellent et j’aimerais que vous dessiniez mon nouveau manga de Saint Seiya. Et voilà comment ça s’est passé. C’était vraiment extraordinaire.

Masami KURUMADA s’est il personnellement impliqué dans l’écriture de The Lost Canvas ?
Quand Lost Canvas a débuté, il m’a tout simplement donné une liste de scènes clés et d’évènements à suivre pour l’histoire et je devais les utiliser pour réaliser mon scénario. Comme Lost Canvas a duré beaucoup plus longtemps que prévu je me suis retrouvée assez vite au bout de la liste et Kurumada-sensei m’a dit « Pas de problèmes Teshi, je te laisse faire comme tu veux pour la suite. Tu as toute liberté. »

The Lost Canvas Chronicles s’apprête à sortir en France. Avez-vous encore d’autres projets autour de Saint Seiya ?
Lorsque j’arriverai vers la fin de Lost Canvas Chronicles j’aimerais lancer une nouvelle série en parallèle qui mêlerait vie réelle et Fantasy. Je pense que je devrais être capable de réaliser les deux séries en même temps jusqu’à la vie de Chronicles. Je suis en train de travailler là-dessus avec mon éditeur.

Dans The Lost Canvas on apprend que le chevalier du Taureau se nomme Rasgado et qu’Aldébaran est en réalité un titre détenu par le porteur de l’armure. D’après vous, quel pouvait être le véritable nom du Chevalier d’Or dans la série originale ?
Je ne sais pas vraiment. J’avais écrit cet épisode pour pouvoir faire une scène émouvante avec son apprenti, Ténéo. Ce n’était pas forcément dans le but d’officialiser un canon dans l’univers de Saint Seiya. Je ne sais pas si M. Kurumada a déjà pensé à ce genre de choses.

Même pour un personnage de Saint Seiya, Rhadamanthe dans The Lost Canvas fait preuve d’une pugnacité extraordinaire au fil de l’histoire. Est ce que vous étiez déjà fan du personnage dans la série d’origine ?
Parmi les Spectre, Rhadamanthe fait partie de ceux qui me plaisent le plus. Il donne l’impression d’être le plus redoutable et le plus terrifiant. J’ai essayé de rendre ça et je vous avoue que je n’avais pas tellement envie de le tuer.

Comment pourriez vous résumer vos relations de travail avec votre éditeur ?
J’ai changé d’éditeur trois fois. Au tout début de la série je travaillais avec deux personnes qui surveillaient attentivement ce que je faisais car j’étais une quasi inconnue et ils ne voulaient pas que je fasse n’importe quoi avec l’Univers de Saint Seiya. Au fur et à mesure que la série avançait, ils m’ont laissé plus de liberté. Parmi ces deux éditeurs, il y en a un qui a changé trois fois tandis que l’autre est resté avec moi pendant les sept ans de parution de Lost Canvas. Cette personne ne s’occupe plus de moi depuis quelques temps et c’est d’ailleurs son départ qui m’a motivé à vouloir travailler sur une série originale.
Sur ces deux éditeurs, il y en a un qui était très dur avec moi. Même quand j’étais au bord de l’épuisement, il continuait à réclamer les pages. Il était vraiment très méchant. Le deuxième (celui qui est resté tout le temps) avait toujours des idées complètement folles qui étaient forcément abandonnées car il demandait l’impossible. Par exemple, lors du passage avec le Chevalier de la Vierge, il disait « Tiens ce serait sympa qu’il y ait une statue de Bouddha qui se batte avec une statue d’Athéna ! » ou au moment de la mort d’Aldébaran « Tiens, ce serait marrant si le Chevalier de la Chauve-Souris avait des baffles dans les pieds pour lui éclater les tympans ! » Il avait toujours des idées incroyables qui n’étaient pas retenues.

Remerciements à Grégoire Hellot


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