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Blue Estate : La critique du tome 2

Date : 04 / 10 / 2012 à 20h00
Sources :

Source : Unification France


Blue Estate

Tome 2

• Éditeur : Ankama
• Scénario : Kosta Yanev et Andrew Osborne, Viktor Kalvachev
• Dessin : Toby Cypress
• Sortie le : 19 avril 2012
• Nombre de pages : 80
• Taille : 190 mm x 270 mm
• ISBN : 978-2-35910-298-7
• Prix : 13 € 90

Dans cette jungle hollywoodienne, rien n’est plus ce qu’il semblait être. Acteurs, criminels : qui joue la comédie, qui se fait mener en bateau ? La scène est désormais branlante et les masques s’échangent. Les casseroles d’hier deviennent les conquêtes de demain… Personne ne sortira indemne de cet engrenage et chacun comprend qu’il devra payer sa part de
responsabilité, au mauvais endroit et au mauvais moment. Secrets et cadavres n’auront pas vraiment le temps de refroidir dans ce second tome de la série polar événement : Blue Estate. Inspirez longuement avant d’ouvrir ces pages car vous n’en aurez plus souvent l’occasion avant de les refermer.

Décryptage :
En plein tournage de "Traque mortelle 10" Vassilia Shlukha, la petite amie du très méchant mafieux Vadim Razov producteur des navets de Bruce Maddox se plaint des conditions de tournage et il n’en faut pas plus au mécène "Papa Ours" pour remettre un peu d’ordre et de discipline dans l’équipe. Profitant de cette mise au point, il va rappeler à Madox ses "engagements" envers lui. Rachel, la femme de Madox va voir là un moyen d’extorquer son mari. Mais c’est sans compter sans l’intelligence et la perspicacité de celui-ci...

Seconde couverture magnifique qui est la marque de fabrique de la série qui dénonce en s’en amusant les dérives d’un Hollywood mafieux de seconde zone dans lequel trempe la mafia pour blanchir son argent. Avec différentes histoires qui se croisent et de nombreux personnages, on se croit véritablement en plein production Hollywoodienne, film choral plein de petite frappes, de voyous de seconde zone et de parrain mafieux belliqueux. C’est un polar noir avec toutes les crapules, le privé, les tromperies, les prostituées, la violence, les embrouilles, les rebondissements, les personnages ridicules...

C’est plein de clichés comme on les aime finalement, mais c’est aussi sanglant et crade comme un bon film de Tarantino. Et tout au second degré avec un humour jouissif comme dans le premier tome. Le tout est donc très divertissant et très plaisant dans le genre glauque.

Graphiquement c’est très spécial mais ce choix de modélisation de cet univers décadent le rend encore plus attachant jusqu’au final digne des cliffhangers Hollywoodiens.


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