Critiques films
SYNOPSIS
George et Linda sont à bout de forces, de nerfs, d’argent… Stressés par le rythme infernal de Manhattan, endettés par un train de vie trop luxueux, la perte simultanée de leurs emplois respectifs les oblige à quitter New York. En dernier recours, le couple demande l’hospitalité au frère crétin de George, Rick et à sa soiffarde d’épouse, Marisa. En route pour Atlanta, George et Linda découvrent par hasard une communauté hippie d’un autre temps. Dans ce havre idyllique et ultra-permissif, leur vie de couple s’épanouit quelque temps, mais le "choc culturel" se révèle perturbant, et de nouveaux problèmes ne tardent pas surgir…
NOTRE AVIS
La société américaine est vraiment très étrange. A longueur de journaux télé ou de reportages, on ne cesse de nous rabâcher le cerveau avec le puritanisme US et sur l’impossibilité de montrer une paire de fesse, de nichons ou un kiki à l’écran. C’est donc assez dubitatif qu’on ressort de la projection de Peace, Love et plus si affinités.
Si on connait la propension du cinéma indépendant américain à s’affranchir du politiquement correct, c’est quand même assez rare de voir la même chose chez des studios comme Universal, si on excepte les comédies pour ados de type American Pie qui sont plus couillons que franchement libérés sexuellement.
Le film nous donne donc à suivre un couple (Jennifer Aniston et Paul Rudd) qui, financièrement exsangue, est obligé d’aller habiter chez le frère d’Atlanta 100% pur beauf. C’était sans compter avec une rencontre inopinée avec une communauté hippie qui va dynamiter les certitudes du couple.
Ressort classique d’une bonne comédie, c’est bien entendu le décalage entre le couple, soit disant normal, et la communauté, soit disant anormale, qui provoque l’hilarité du public. Et en termes de décalage, on est servi avec toute une galerie de personnages haute en couleurs voire complètement déjantée. J’ai particulièrement adoré y retrouver la folie naturelle de Lauren Ambrose, la junior de la famille de 6 Feet Under ou la sexualité débridée de Malin Akerman (Watchmen). Spécialiste du genre, Jennifer Aniston y est parfaite avec ses grands yeux étonnés.
Alors que je m’apprêtais gaiement à donner un bon feu vert à cette comédie, c’est le drame. Le film est en fait incapable d’aller au bout de son délire et le final du film est obligé de revenir sur des fondamentaux totalement politiquement correct. Tout est bien qui finit bien, et c’est bien dommage…
BANDE ANNONCE
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